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Roman Polanski : Ses regrets pour sa victime, la mort... Il se livre enfin

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Son Carnage (en salles le 7 décembre), dernière réalisation en date, a été longuement applaudi à Venise. A Zurich, au festival du film de la cité suisse, il a reçu un bel hommage le 27 septembre. Dans ce contexte-là, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a décidé de se livrer en interview. A la télévision suisse romande (TSR), il offre des déclarations passionnantes, qui montrent cette personnalité, controversée en raison de l'affaire du crime sexuel sur mineure datant de 1977, sous un autre jour : le sien.

Confortablement installé dans le salon d'un hôtel de Gstaad, en Suisse, Roman Polanski n'a éludé aucun sujet. Le journaliste Darius Rochebin rappelle que l'affaire DSK a fait écho à ce que le réalisateur a fait en 1977, citant "une pulsion qui a fait basculer une vie". L'artiste ne le contredit pas, ajoutant que oui, "naturellement", il a eu des regrets : "Depuis trente-trois ans, bien sûr que je regrette." Dans le documentaire qui lui est consacré, réalisé par Laurent Bouzereau et diffusé le jour de son hommage à Zurich, on pouvait l'entendre faire ses excuses publiques et déclarer : "Samantha Geimer est une double victime : ma victime et celle de la presse."

"L'affaire" Polanski

En 1977, Roman Polanski, âgé de 44 ans, a eu une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, qui a déclaré avoir subi un viol sous l'emprise de l'alcool et de drogue, lors d'une séance photo en Californie. Incarcéré 47 jours pour passer des expertises psychiatriques, il est ensuite libéré sous caution, plaidant coupable pour rapports sexuels illégaux avec un mineur en échange de l'abandon des charges plus graves. Mais quand le juge en décide autrement, Polanski quitte les Etats-Unis, pour se réfugier en France.

Le 27 septembre 2009, alors qu'il se rendait au festival de cinéma à Zurich, il a été arrêté par la police sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Après avoir été mis en détention, il est assigné à résidence à Gstaad, où il possède son chalet, puis est libéré en juillet 2010, car la Suisse a fini par refuser l'extradition du cinéaste vers l'Amérique. C'est son fils qui a coupé le bracelet électronique à sa libération, lit-on dans Le Monde. Cependant, il doit scrupuleusement vérifier dans quelles contrées il peut se déplacer, puisque certains pays pourraient également l'arrêter et l'envoyer pour être jugé aux Etats-Unis. Ce qui explique pourquoi il n'a pas pu se rendre à la Mostra de Venise.

Dans son interview au journal suisse NZZ am Sonntag, il précisait l'importance du contexte de cette affaire : "A l'époque une relation sexuelle ne signifiait rien, c'était une période brève, entre le contrôle des naissances et le SIDA. [...] Il faudrait juger les actes dans le contexte de l'époque."

S'il admet être sorti avec des séquelles de cette situation, il se montre plutôt optimiste auprès de TSR : "J'étais certain que cela allait se terminer comme cela s'est terminé. Je n'ai pas souffert de l'enfermement." C'est assigné à résidence qu'il a préparé en partie son film Carnage, adaptation de la pièce de Yasmina Reza : "C'est des bonnes conditions ! Moi je conseillerais à certains scénaristes à se faire arrêter pour se mettre au boulot." Toujours caustique, Polanski !

Le réalisateur et la mort

La mort s'invite dans les discussions quand il revient à sa première arrivée en Suisse : après la mort de son épouse Sharon Tate, alors enceinte de 8 mois, il s'est réfugié dans ce pays pour fuir la presse qui le harcelait : "Les soupçons se portaient sur moi au début, avant qu'on n'arrête Charles Manson, parce que je venais de réaliser Rosemary's Baby. Il y a eu un amalgame insupportable."

Sa mère aussi est décédée, enceinte. Le drame s'est déroulé à Auschwitz. A 7 ans à peine, il a aussi croisé la mort, dans le ghetto de Varsovie, "à quatre mètres de moi", a-t-il précisé. Des épreuves qui ont renforcé le réalisateur du Pianiste : "Je suis peut-être fait d'un matériau plus dur. On pourrait faire des clous avec moi." Il se souvient également des funérailles de son père à la fin des années communistes en Pologne : "Les porteurs de cercueil étaient complètement ivres, c'est moi et des amis qui les ont remplacés, j'étais furieux."

Retrouvez l'interview de Roman Polanski réalisée au Palace de Gstaad et qui a été diffusée dans l'émission Pardonnez-moi de Darius Rochebin dimanche 2 octobre 2011 sur le site de TSR.ch.

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