Après Menteuse et La Souterraine, Sophie Marceau a publié Warszawa le 29 octobre dernier aux éditions Seghers. Ce livre prend la forme d’une longue lettre adressée au cinéaste polonais, disparu en 2016. Elle a partagé sa vie pendant dix-sept ans, et il est le père de son fils aîné, Vincent, aujourd’hui âgé de 31 ans. La comédienne de 59 ans y revient sur leurs parcours, leurs années entre la France et la Pologne, leur fils et, plus largement, sur une relation qui a connu au fil du temps des zones plus sombres. Le résumé du livre évoque ainsi "l’emprise, l’obsession, le contrôle", puis la nécessité de s’en libérer. Lorsque l’icône de La Boum a rencontré le réalisateur, elle n’était encore qu’une jeune femme de 18 ans, face à un homme de 44 ans.
Sur le plateau de C à vous, Sophie Marceau est revenue sur cette relation qui a tant marqué sa vie. L’une des chroniqueuses a rappelé des passages de Warszawa dans lesquels elle raconte qu’elle devait répondre à Andrzej Zulawski au téléphone quoi qu’il arrive, que ce soit sur ses tournages ou dans sa chambre d’hôtel. Avait-elle, avec le recul, le sentiment d’être sous emprise ? L’actrice répond en toute transparence : "Oui, même à l’époque". Et pourtant, elle l’acceptait. "Pour moi, ça voulait dire qu’on s’intéresse à moi, ça voulait dire qu’on m’aime, ça voulait dire qu’on me regarde, ça voulait dire qu’on est exigeant", avoue-t-elle, "Malgré son exigence, je sentais qu’il voulait de moi le mieux, le plus... Mais même au point d’être intrusive parfois, moi ça me faisait du bien, ça me faisait exister. J’avais l’impression de compter, d’être importante." Avant de conclure : "C’est important de se sentir importante, de se sentir aimée."
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Pas question, pour autant, de faire le procès de cette histoire. Sophie Marceau tient à le préciser, dans son livre, elle s’en tient aux faits, sans porter de jugement. "Les faits parlent mieux que les jugements", affirme-t-elle, "Les choses ne sont pas noires ou blanches, c’est toujours compliqué, encore plus les relations humaines, amoureuses." Elle a donc voulu raconter sa vision des choses, et laisser chacun se faire son avis : "Je suis pas là pour juger, mais par contre oui, raconter ma vision, essayer de retranscrire les émotions, les sensations, et je laisse le soin aux gens de juger. C’est plus un témoignage". Aux lecteurs désormais de se faire leur propre avis.