Le 5 octobre 2011, Steve Jobs, célèbre fondateur d'Apple, s'éteignait à Palo Alto en Californie des suites d'un cancer du pancréas. Le génie de la tech, originaire de San Fransisco, laissait derrière lui sa femme Laurene Powell Jobs, épousée en mars 1991, et quatre enfants : une fille aînée, Lisa Brennan-Jobs, née en mai 1978 d'une union passée entre le surdoué de l'informatique et Chrisann Brennan, un premier garçon Reed Jobs, né en septembre 1991, quelques mois après les noces de ses parents, et deux autres filles, Erin Siena Jobs et Eve Jobs, qui ont respectivement vu le jour en août 1995 et juillet 1998.
A son départ, Steve Jobs, n'avait que 56 ans mais détenait une fortune colossale, à la hauteur du succès mondial de sa marque, au logo incontournable de pomme croquée, et de son rachat bien senti d'un petit studio d'animation en 1986 appartenant à un certain George Lucas : les studios Pixar, rachetés ensuite par la firme Disney. Estimé à plus de 10,5 milliards de dollars au moment de son décès, ce capital n'a pour autant pas profité à tous les membres de son clan. En effet, l'héritage n'a concerné que la veuve de Steve Jobs pour sa grande majorité, mais aussi sa première fille, Lisa Brennan-Jobs, dont il n'a reconnu la paternité que tardivement, courant 1991.
La raison derrière une telle répartition ? Steve Jobs et son épouse ne voulaient pas que leurs trois enfants, Eve, Erin et Reed, gagnent trop d'argent facilement. une philosophie expliquée par Laurene Powell Jobs, dans plusieurs interviews accordées après le drame. Au Daily Mail, en 2020, elle précisait : "Si je vis assez longtemps, cet héritage prendra fin avec moi". Elle ajoutait au New York Times en février 2020 : "Je ne m’intéresse pas à la constitution d’un patrimoine, et mes enfants le savent. Steve ne s’y intéressait pas non plus (...) J’ai hérité de la fortune de mon mari, qui ne se souciait pas de l’accumulation de richesses (...) Je fais cela en hommage à son œuvre et j’ai consacré ma vie à faire de mon mieux pour la redistribuer efficacement, de manière à améliorer durablement le sort des individus et des communautés".
Bien que privés d'un Everest de dollars, les enfants Jobs ont su se bâtir de sérieuses carrières. Le seul garçon de la fratrie, Reed Jobs, 35 ans à présent, est sorti diplômé de l'Université de Stanford avec une maîtrise en Histoire. En 2015, il a pris la direction générale de l'entreprise Emerson Collective, fondée par sa philanthrope de mère en 2004, et qui finance divers projets en faveur de l'éducation et de la démocratie à travers la planète.
Marqué par la maladie de son père, Reed Jobs, qui aurait tenté une première année en médecine et un stage en oncologie avant de rejoindre les affaires, a notamment développé, via cette organisation, des investissements dans le domaine de la santé.
Il a créé en 2023 et en son nom propre Yosemite, une société de capital-risque, qui soutient et développe de nouvelles start-up dans le domaine des biotechnologies. En utilisant l'intelligence artificielle et mêlant les meilleurs talents des laboratoires, des géants pharmaceutiques mais aussi des hôpitaux et des centres de recherches dans les campus américains, il espère opérer des évolutions révolutionnaires dans la prise en charge et la guérison des cancers. "Nous pensons que cela va passer d'une condamnation à mort à une simple maladie chronique à vie (...) Je pense que, pour la plupart des cancers, on peut s'en remettre de son vivant" précisait-il à Forbes en janvier 2026.
Sa soeur Erin Siena Jobs, 31 ans, tient semble-t-il à rester dans l'ombre. Décrite comme "calme" et "sensible" dans la biographie sur Steve Jobs, parue en 2011, elle aurait étudié l'architecture à l'université Tulane de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Le seul cliché d'elle visible sur les réseaux sociaux a été partagé par Eve Jobs, elle y apparait sur le yacht familial, face à une baie italienne, durant son enfance.
Moins avare en informations personnelles, la benjamine du trio, Eve Jobs, 28 ans, s'est orientée vers une carrière de mannequin après des études à Stanford, en sciences et technologies. Représentée par l'agence DNA Model, derrière des stars du milieu comme Emily Ratajkowski, Kaia Gerber, Laetitia Casta ou Linda Evangelista, elle a déjà travaillé pour Louis Vuitton, été le visage de la marque de beauté Glossier et fait la Une du magazine Vogue au Japon.
Également cavalière depuis ses six ans, elle a failli participer aux Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo. Classée à la cinquième place mondiale parmi les meilleurs cavaliers de moins de 25 ans en 2019, Eve Jobs continue les compétitions en marge de son métier et s'est mariée en juillet 2025 au cavalier de saut d'obstacles britannique Harry Charles, médaillé d'Or aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. Après un échange d'alliances dans la région des Cotswolds et un concert privé de Sir Elton John pour l'occasion, les jeunes époux ne disent pas s'ils vivent principalement en Angleterre ou aux États-Unis.
Lisa Brennan-Jobs, 48 ans, aurait, quant à elle, perçu 20 millions de dollars au décès de Steve Jobs. Le reste, soit la quasi-intégralité de la fortune laissée par l'ex-PDG d'Apple, a été reversée à Laurene Powell Jobs, 62 ans. Ce traitement particulier, Lisa Brennan-Jobs le doit à un compromis lié à son enfance, qui n'a pas été aussi simple que ses demi-frère et soeurs : "Il aurait décidé de partager l'héritage entre sa femme et sa première fille pour compenser ces années de manque de reconnaissance, de manque de soutien financier et des relations sentimentales difficiles" affirmait en octobre 2014 un article du magazine Gala, citant en source le Mail Online.
Lisa Brennan-Jobs est aujourd'hui journaliste et écrivaine, après un parcours à l'université Harvard. Elle vivrait à New-York, dans le quartier de Manhattan, et a écrit en 2019 l'ouvrage Petite chose, évoquant sa relation avec son père, paru en France aux éditions des Arènes. D'après son compte Instagram, dont la dernière photo date de 2024, Lisa Brennan-Jobs serait mariée et mère.
De son côté, la veuve Laurene Powell Jobs ne se serait pas officiellement remariée. Donatrice de longue date du parti démocrate, elle a soutenu publiquement la campagne de Kamala Harris, s'opposant ainsi à la politique de Donald Trump. Toujours actionnaire de la Walt Disney Compagny et d'Apple, ce qui lui permet de confortables dividendes, elle compterait désormais parmi les personnes les plus aisées de la planète, avec 16,1 milliards de dollars selon Forbes. Nommée dans la liste des 100 personnes les plus influentes de 2023 par le magazine TIME, Laurene Powell Jobs aurait également quitté la demeure de Palo Alto, où elle a vécu avec son mari et ses enfants, pour acquérir un manoir à San Francisco.