Charlotte Rampling, à qui l'on souhaite un joyeux anniversaire ce mercredi 5 février 2025, puisqu'elle souffle sa 79ème bougie, est, comme le savez, une brillante actrice. Elle fut notamment récompensée par un César d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2001. Mais à la fin des années 1990, elle s'est découverte une nouvelle passion.
Tout a commencé "un matin d'hiver", "il y a environ vingt-cinq ans", racontaient en 2023 nos confrères du Monde dans un portrait qui lui était consacrée. "Charlotte Rampling observe son mari, Jean-Michel Jarre (dont elle a divorcé en 2003, et avec qui elle a élevé trois enfants : Barnaby Southcombe, Émilie et David Jarre, ndlr), peignant un tableau abstrait dans la verrière de leur maison de Croissy, dans les Yvelines. Le soleil joue à travers les stores, une journée vide s’annonce, elle lui dit : 'J’aimerais faire des choses avec mes mains.' Il répond : 'Lance-toi !'"
Seulement, l'actrice commence alors de zéro puisqu'elle "n’a jamais peint ni dessiné". Dans un premier temps "tétanisée par la toile blanche", Charlotte Rampling "s'obstine", en vain. "Rien n’en sortait, s'était souvenue la comédienne. Alors j’ai commencé à rayer, rayer de plus en plus rageusement. Je me suis laissé guider par je ne sais quoi, je savais que quelque chose allait se passer."
Et effectivement, "à force de frotter les fibres de la toile du pouce et du plat de la main, une figure est apparue, une silhouette presque humaine, transparente, sans visage", détaillait Le Monde. "Quelque chose de très psychologique, en lien avec mon monde intérieur" précisait ensuite Charlotte Rampling. C'était alors le début de quelque chose puisque "depuis cet hiver de la fin des années 1990, une trentaine de silhouettes sont apparues." Mais à l'époque, elle n'a rien dit : "Personne ne savait. C’était sorti des ténèbres, de mes ténèbres, je gardais le secret."
Des années plus tard, "le public découvrira" enfin ses œuvres "au sous-sol du Musée d’art moderne de Paris, du 14 avril au 10 septembre 2023, à l’occasion de la mise en place d’un nouvel accrochage dans les collections permanentes contemporaines appelées 'Mondes parallèles'." Charlotte Rampling ne se considère toutefois pas comme "peintre" mais comme étant "accompagnée par la peinture."
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