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Cannes 2011 : Retour sur la carrière de l'immense Terrence Malick, Palme d'Or !

Hier soir, dimanche 22 mai 2011, le 64e Festival de Cannes s'est achevé avec le palmarès de la compétition. Après la remise de tous les prix secondaires, vers 20h, la maîtresse de cérémonie Mélanie Laurent annonça l'entrée sur scène de la grande Jane Fonda, remettante de la Palme d'Or. Quelques secondes plus tard, le président du jury Robert de Niro déclara vainqueur le magnifique et philosophique The Tree of Life, de Terrence Malick.

Philosophe (il est diplômé des universités d'Harvard et d'Oxford et a enseigné la philosophie au MIT), photographe (il a été journaliste pour les magazines Life et The New Yorker), mais surtout auteur et réalisateur de chefs-d'oeuvres absolus du septième art, Terrence Malick, 67 ans, né le le 30 novembre 1943 à Waco au Texas, réalise un retour fracassant. Lui, l'homme dont personne ne connaît le visage (la dernière photo connue de lui date d'une trentaine d'années) et qui fuit comme la peste la promotion et les journalistes (ses contrats de production stipulent qu'il ne sera pris aucune photographie de lui et qu'il n'a aucune obligation de faire la promotion de ses films), n'est pas venu chercher sa Palme d'Or. Mais de là où il était, inutile de dire qu'il devait être très fier de cet honneur. Lui, l'homme aux cinq chefs-d'oeuvre en 40 ans.

Le cinéaste américain - l'un des plus mystérieux de l'histoire - avait démarré sa carrière en 1973 - après un premier court métrage intitulé Lanton Mills (1969) - avec le remarquable Badlands (La Ballade Sauvage), mettant en scène les jeunes Martin Sheen et Sissy Spacek, pour un road movie sublime, fou et amoureux, parsemé de cadavres.

L'histoire de Badlands (voir la bande-annonce ci-dessus) : Inspirée par l'histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s'aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.

En 1978, le metteur en scène signait le magnifique Days of Heaven (Les moissons du ciel), sublimé par la photo incroyable de Nestor Almendros (Oscar de la meilleure image), les jeux de Richard Gere, Brooke Adams et Sam Shepard, et un dénouement magnifique qui est encore dans toutes les mémoires. Cette année-là, le film fut présenté au Festival de Cannes et Malick remporta le Prix de la Mise en Scène.

L'histoire de Days of Heaven (voir la bande-annonce ci-dessus) : En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa soeur Linda quittent Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l'opportunité de sortir de la misère, Bill pousse Abby à céder aux avances d'un riche fermier, qu'ils savent atteint d'une maladie incurable...

Après une absence interminable de plus de vingt ans, Malick remettait tout le monde d'accord avec l'un des plus beaux films de la fin du siècle - The Thin Red Line (La ligne rouge) -, qui avait fait l'effet d'une bombe lors de sa sortie en 1999.
Avec des images magnifiques signées John Toll (le chef op' entre autres de Légendes d'automne et de Braveheart), un casting parfait - Sean Penn, Jim Caviezel, Adrien Brody, John Cusack, George Clooney, John Travolta et Nick Nolte -, et une musique splendide de Hans Zimmer accompagnant des chants mélanaisiens bouleversants, ce voyage de trois heures dans l'enfer de Guadalcanal, en pleine Seconde Guerre Mondiale, nous plongeait en fait dans un paradis perdu flamboyant, pour un souvenir de cinéma qui hante encore tous ceux qui l'ont vu.

L'histoire de The Thin Red Line (voir la bande-annonce ci-dessus) : La bataille de Guadalcanal fut une étape clé de la guerre du Pacifique. Marquée par des affrontements d'une violence sans précédent, elle opposa durant de longs mois Japonais et Américains au coeur d'un site paradisiaque, habité par de paisibles tribus mélanésiennes. Des voix s'entrecoisent pour tenter de dire l'horreur de la guerre, les confidences, les plaintes et les prières se mêlent.

Six longues années plus tard, l'artiste poursuivait son travail formel avec le très beau Nouveau Monde, sorti en 2005, pour lequel il dirigeait notamment Christian Bale et Colin Farrell, pour une relecture de l'histoire d'amour unissant Pocahontas à John Smith, et nous immergeait dans une Amérique à peine découverte, pour un poème visuel de toute beauté.

L'histoire de The New World (voir la bande-annonce ci-dessus) : En avril 1607, trois bateaux anglais accostent sur la côte orientale du continent nord-américain. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir "Jamestown", un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu'ils considèrent comme le Nouveau Monde. Même s'ils ne s'en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au coeur d'un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan. John Smith, un officier de l'armée, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s'adapter. En cherchant de l'aide auprès des Indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle se nommée Pocahontas, ce qui signifie "l'espiègle". Très vite, un lien se crée entre elle et Smith. Un lien si puissant qu'il transcende l'amitié ou même l'amour...

En quatre films, Terrence Malick affichait toute sa maestria et ses discours philosophiques profonds superbement mis en images. Quatre films immenses, qui nous ont fait attendre plus qu'impatiemment sa nouvelle oeuvre : The Tree of Life, avec Sean Penn, Brad Pitt et la très belle Jessica Chastain (vue notamment dans la série Veronica Mars). A la photo, nous retrouvons le génial Emmanuel Lubezki (Sleepy Hollow, Ali, Le Nouveau Monde) et le compositeur français Alexandre Desplat (Benjamin Button, De battre mon coeur s'est arrêté) pour la partition.

L'idée très ambitieuse de The Tree of Life, Malick l'a eue pendant l'été 1978, juste après la sortie de Days of Heaven. A l'époque, ce projet qu'il a appelé Q était uniquement dans un coin de sa tête, car la production était tellement lourde qu'il ne pouvait l'engager à ce moment.

Trente ans après y avoir pensé pour la première fois, le rêve de Malick s'est enfin matérialisé. Financé par River Road et produit par Bill Pohlad, Grant Hill et Sarah Green (déjà producteurs du Nouveau Monde), le tournage s'est étalé sur plusieurs mois, notamment au Texas.

L'histoire de The Tree of Life (voir la bande-annonce ci-dessus) : Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

Alors qu'il avait pour habitude de prendre son temps pour tourner, Terrence Malick vient de mettre en boîte son nouveau long métrage, une histoire d'amour intense et spirituelle intitulée The Burial, pour laquelle il dirige Ben Affleck, Rachel McAdams (Minuit à Paris), Javier Bardem, Rachel Weisz, Barry Pepper (Il faut sauver le soldat Ryan) et Olga Kurylenko (Quantum of Solace). Le dimanche 15 mai, veille de la présentation à Cannes de The Tree of Life, le cinéaste était d'ailleurs à Paris avec cette dernière et Ben Affleck afin de tourner les derniers plans de son film (voir les photos ci-dessus), qui devrait débarquer sur nos écrans lors du dernier trimestre 2012.

Terrence Malick a été marié trois fois : avec Jill Jakes entre la fin des années 70 et le début des années 80, avec Michele Morette entre 1985 et 1998, et avec Alexandra Wallace, la femme qui partage sa vie depuis 1998. Ils vivent à Austin, au Texas.

Adam Ikx

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