Le retour de l'icône est sur toutes les lèvres. Avec la sortie du biopic “Michael”, réalisé par Antoine Fuqua et porté par le jeune Jaafar Jackson (le propre neveu du chanteur, âgé de 29 ans), la fièvre Jackson reprend de plus belle. Mais avec le strass et les chorégraphies millimétrées, reviennent inévitablement les polémiques qui ont entaché la carrière de la star, décédée en 2009 à l'âge de 50 ans. Invitée sur les ondes de RTL, Jackie Lombard, la productrice française du Roi de la Pop, a accepté de répondre sans détour aux questions de Marc-Olivier Fogiel.
Il faut dire que Jackie n'est pas n'importe qui pour le clan Jackson : elle a produit Michael, sa sœur Janet Jackson, et reste aujourd'hui encore extrêmement liée aux neveux de la star, notamment les membres des 3T. Face au journaliste qui rappelait les accusations de pédophilie, les procès et le fameux accord financier pour acheter le silence d'un enfant, Jackie Lombard a immédiatement cadré le débat. Pour elle, Michael n'a jamais parlé de ces "deals" car ils étaient l'œuvre exclusive de ses avocats. Elle affirme d'ailleurs avec force qu’à la place de l’artiste, elle aurait personnellement poursuivi les parents, qu'elle accuse d'avoir tout fait pour pousser leurs progénitures dans les bras de la star qu’elle clame innoncente.
Dans la foulée de l’interview, Marc-Olivier Fogiel a cherché à savoir ce qu'il se passait concrètement derrière les portes closes, là où Michael dormait avec des enfants. Jackie Lombard précise alors immédiatement : la chambre de Michael Jackson était conçue sur deux étages, une structure complexe où, selon elle, "être dans la chambre" ne signifiait pas forcément partager l'intimité du lit. D'après ses dires, Michael était un éternel enfant qui cherchait simplement à revivre l'innocence qu'il n'avait jamais connue sous la coupe de son père, Joe Jackson. “Des fois, il y avait des gamins qui voulaient rester, il disait : "Vous pouvez dormir mais moi je dormirai par terre"”, explique-t-elle, insistant sur le bonheur que ces soirées pyjamas procuraient aux petits invités.
Dans la continuité de son propos, Jackie Lombard balaie évidemment d'un revers de main les témoignages du documentaire choc “Leaving Neverland”, les qualifiant de mensonges dictés par la jalousie. La productrice rappelle également que le FBI, après des années d'enquêtes minutieuses, a fini par blanchir le chanteur. Et si en février 2026, quatre frères et sœurs ont déposé une nouvelle plainte contre la succession de Michael Jackson, affirmant avoir été abusés sexuellement alors qu'ils étaient mineurs, Jackie ne change pas d’avis. Sa réaction ? Un rire désabusé. Pour elle, cette annonce n'a rien d'une surprise : “Ça ne m’a pas étonnée. Dès qu'on a vu ce que le biopic allait donner, c'était certain que ça allait sortir dans tous les sens”. Pour la productrice, Michael reste avant tout ce bienfaiteur qui a sauvé des milliers d'enfants de la pauvreté et de la maladie à travers le monde.
Face à ces accusations persistantes qu'elle juge "hérétiques", Jackie Lombard se fait le porte-parole d'un clan qui refuse de douter. Ses enfants, Prince, Paris et Bigi "Blanket", ainsi que ses nombreux neveux, font bloc derrière l'héritage du Roi de la Pop. Ils savent, selon elle, que la réalité était bien différente de celle dépeinte par ses accusateurs. Pour autant, la suite du biopic ne devrait pas faire l'économie des zones d'ombre.
Jackie Lombard confie que, dans le prochain volet, le film pourrait bien aborder la souffrance réelle de cet homme : son addiction dévastatrice aux médicaments, la pression intense mais également les violentes accusations. Le long-métrage montrerait alors un artiste talentueux mais torturé, brisé par un succès qu'il ne pouvait plus porter. Enfin, malgré l'admiration sans bornes qu'elle lui porte, Jackie Lombard conclut son témoignage par un aveu poignant. Pour rien au monde, elle ne voudrait avoir vécu la vie de Michael Jackson.
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