C'était il y a 40 ans jour pour jour. Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine trouvait la mort dans un tragique crash d’hélicoptère au Mali, à seulement 33 ans. À l’aube de ce triste anniversaire, la sœur aînée du chanteur, Claire, a accepté de prendre la parole, via une interview qu’elle a accordée à Sud-Ouest.
Pour elle, il était très important de rappeler que l’interprète de Mon fils, ma bataille ne voulait pas monter dans cet hélicoptère. Ainsi, sa conclusion est la suivante : "Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué, mais le fait d’être monté à bord dans les circonstances que l’on sait." À la fin de sa phrase, Claire fait écho aux conditions météorologiques, qui étaient très mauvaises ce jour-là.
"Il avait très peur de l’avion et des airs. Sauf que, par crainte de passer pour une mauviette, il n’a pas osé dire non. Parce qu’à cause de cette connerie d’éducation à l’ancienne, un homme n’a pas le droit de dire qu’il a peur." a-t-elle ajouté, avant de rappeler qu’à ce moment-là, son frère avait pour ambition de quitter la France : "Je ne pense pas qu’il allait arrêter de chanter, mais il n’en pouvait plus d’être assailli par le public. […] Il ne supportait plus cette pression et envisageait de s’installer quelque part entre l’Écosse et l’Angleterre."
D’après son frère Guy, qui s’est quant à lui confié au Figaro, un projet musical se cachait derrière cette volonté de partir s’installer de l’autre côté de la Manche : "Sa dernière ambition était de partir à Londres fonder un groupe et enregistrer un album en anglais. Il m’avait dit : 'Sauver l’amour est le dernier disque que je vais faire en France, je vais attaquer l’Angleterre maintenant.'" Comme le souligne Le Figaro, "son timbre n’aurait pas déparé au sein de la scène rock anglo-saxonne, notamment aux côtés de ceux de Freddie Mercury (Queen) ou Roger Hodgson (Supertramp), deux de ses modèles avoués." Hélas, son destin aura donc été tout autre…
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