Les canicules à répétition, les tornades, les crues... La nature ne cesse de nous rappeler ces dernières semaines qu'elle a tous les droits. Cette semaine, c'est la région de l'Himalaya qui a été touchée par des crues meurtrières à plusieurs reprises. Selon le dernier bilan fait ce matin, 734 personnes sont décédées et le nombre de disparus augmente aussi avec désormais 2 498 personnes recherchées. Parmi elles, plusieurs Français dont on est toujours sans nouvelles.
Face à cette situation dramatique, Valérie Trierweiler a tenu à apporter son soutien aux Népalais. L'ancienne première dame s'est saisie de son compte Instagram pour partager le souvenir d'un voyage dans le pays il y a plus d'une décennie, alors qu'elle était encore journaliste pour Paris Match. Pour rappel, elle avait été licenciée après de très longues années de bons et loyaux services...
Désolée par cette actualité, Valérie Trierweiler reconnaît aussi avec une très grande honnêteté qu'elle n'en fait pas assez et qu'elle n'est pas assez impliquée dans ce sujet de plus en plus crucial : le réchauffement climatique. "Il y a onze ans, j’étais allée avec @kasia_wandycz , photographe en reportage au Népal, pour @parismatch, six mois après le terrible tremblement de terre. Il y avait eu alors 8000 morts. Aujourd’hui je pense à toutes ces familles endeuillées suite à l’effondrement du glacier et du torrent de boue que cela a entraîné. J’y pense constamment et je souffre avec les népalais. Dans mon confort d’occidentale insuffisamment impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il est temps pour nous tous de considérer qu’il ne s’agit plus seulement d’avertissements. #nepal #prayfornepal", a écrit Valérie Trierweiler en légende d'une photo d'elle prise au Népal.
Malgré la situation très délicate, une petite lueur d'espoir est arrivée hier soir. L'armée népalaise est parvenue à insérer un tuyau d'air dans un tunnel où des ouvriers travaillant sur des chantiers de barrage hydroélectrique, prisonniers sous terre, pourraient être encore vivants. "Nous avons déjà commencé à acheminer de l'air par cette petite ouverture, et nous allons désormais entamer les travaux d'excavation et envoyer l'équipe de secours à l'intérieur", a déclaré le ministre népalais de l'Intérieur, Sudan Gurung. Selon le gouvernement népalais, plus de cent ouvriers pourraient être encore en vie dans des tunnels, les secours se concentrant sur les sites Trishuli 3A et 3B. Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a transformé, en un instant, une paisible rivière en un fleuve en furie.
Les autorités népalaises et le chef de l'ONU Climat ont invoqué samedi le changement climatique. "Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l'humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend des tragédies comme celle-ci, et tant d'autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves", a alerté Simon Stiell, responsable de l'ONU Climat, dans un communiqué. "Le Népal émet moins de 0,01% des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique", a séparément souligné Shisir Khanal, ministre des Affaires étrangères du pays.
Autant de déclarations qui ne peuvent que nous faire réfléchir...