À Opio, dans l’arrière-pays cannois, Gwendoline Hamon possède une maison qui occupe une place particulière dans son histoire familiale. Cette ancienne bergerie, achetée en 1965 par son grand-père Jean Anouilh, est aujourd’hui un refuge où la comédienne revient régulièrement. Mais selon une voyante, elle n’y serait pas tout à fait seule.
Lors d’une visite des lieux, une voyante aurait en effet affirmé qu’une vieille dame et un petit garçon vivaient également dans la maison. Une révélation qui n’a pas vraiment rassuré Gwendoline Hamon, qui préfère en rire. "Une voyante nous a dit qu'il y avait une vieille dame et un petit garçon qui, par ailleurs, nous adoraient. Comme j'ai la trouille, je leur dis que je les apprécie aussi et qu'ils peuvent rester", plaisante-t-elle auprès de Paris Match.
Gwendoline Hamon vient se ressourcer dans cette demeure dès qu’elle le peut, notamment durant l’été, l’hiver ou les vacances de la Toussaint. La maman de Gabriel y retrouve parfois sa sœur Julie, avec laquelle elle a hérité des lieux en 2009, après la mort de leur mère, emportée par un cancer de l’utérus à seulement 58 ans. Elle explique : "Parce que j'ai désormais 55 ans, je réalise encore plus à quel point elle est morte jeune... Mais depuis, j'essaie toujours de voir le verre à moitié plein."
La maison avait alors besoin d’importants travaux. Leur mère, brocanteuse au caractère fantasque et bohème, avait laissé la toiture se dégrader et les herbes folles envahir les extérieurs. Pourtant, elle était profondément attachée à Opio : "Elle y tenait plus que tout, elle disait qu'elle préférerait ne pas payer ses impôts s'il s'agissait de sauver Opio."
Il était avant tout mon grand-père
Pour les deux sœurs, conserver cette propriété représente un véritable effort financier. Elles ont même parfois dû s’endetter et se sont interrogées sur une éventuelle vente. Mais les souvenirs liés à Jean Anouilh ont finalement rendu cette décision impossible. Dans la maison, tout rappelle celui qu’elles surnommaient Papa Jean : affiches de ses pièces, livres, photographies de famille et surtout son bureau, désormais installé dans le salon, où il a écrit certaines de ses œuvres. Enfant, Gwendoline Hamon ne voyait pourtant pas son grand-père comme une célébrité. Elle confie : "Il était avant tout mon grand-père, celui qui n'oubliait jamais de me faire des petits cadeaux, avec qui je buvais des chocolats chauds. Je voyais que l'on grandissait dans un environnement intellectuel, mais pas du tout celui d'une star."