Le 20 juillet dernier, Michel Drucker perdait Françoise Coquet, sa productrice historique, décédée après une longue maladie. Une disparition particulièrement douloureuse pour l’animateur, tant cette relation de travail devenue une sincère amitié avait traversé les décennies et les évolutions de la télévision française.
Dans un entretien accordé à Télé Star à l’occasion des 50 ans du magazine, Michel Drucker est revenu sur ses 60 années de carrière et sur certaines des personnalités qui les ont marquées. Johnny Hallyday, Céline Dion, mais aussi Jean-Jacques Goldman font partie de ces artistes avec lesquels le présentateur a noué des liens qui ont largement dépassé le cadre d’une simple invitation sur un plateau. Lorsqu’il a été interrogé sur Jean-Jacques Goldman, Michel Drucker se souvient entre autres d’avoir participé aux premiers pas télévisés de celui qui allait devenir l’un des artistes les plus populaires de sa génération. “Oui, dans Champs-Élysées, avec Il suffira d’un signe. Lui aussi, c’est un fidèle”, explique-t-il.
“Fidèle”, un mot qui prend tout son sens quelques lignes plus loin. Car cette fidélité ne se prouve pas seulement lorsque tout va bien. Michel Drucker révèle ainsi que Jean-Jacques Goldman s’est récemment manifesté après la disparition de Françoise Coquet. Le chanteur n’avait pas pu être présent lors des obsèques de la productrice auxquelles il se serait rendu avec plaisir en soutien à Michel Drucker si son emploi du temps le lui avait permis. “Quand Françoise Coquet, ma productrice, est décédée en juillet dernier, il a fait passer un mot à ses enfants parce qu’il ne pouvait pas être là à l’enterrement, il était aux États-Unis”, raconte Michel Drucker. Un geste discret, mais qui reste à l’image de Jean-Jacques Goldman. Pour Michel Drucker, encore profondément marqué par la disparition de son amie, cette attention a forcément une résonance particulière.
Car Françoise Coquet n’était pas simplement une collaboratrice avec laquelle il avait construit plusieurs émissions. Elle occupait une place à part dans son existence. Leur histoire commune avait commencé bien avant Vivement dimanche, à une époque où Michel Drucker faisait encore ses premiers pas à la télévision. Quelques semaines avant cet entretien, Michel Drucker avait déjà tenu à rendre publiquement hommage à son amie. Le 6 septembre 2026, Vivement dimanche faisait son retour sur France 3 après sa traditionnelle pause estivale. L’émission était alors consacrée à Céline Dion, mais avant de rendre l’antenne, son présentateur avait réservé les dernières minutes du programme à celle qui avait si longtemps œuvré à ses côtés.
“C’est un moment particulier. Le 20 juillet, ma complice de toujours, Françoise Coquet, nous a quittés. Mais elle est là. Elle est toujours présente, elle le sera toujours”, avait-il déclaré avec émotion. Michel Drucker avait alors remonté le temps jusqu’à leur toute première rencontre. Tous deux se connaissaient depuis les années 1960. Lui travaillait alors dans le domaine du sport et participait à Les Coulisses de l’exploit, tandis que Françoise Coquet exerçait comme monteuse sur Bonne nuit les petits. Deux parcours qui allaient finir par se rejoindre. Autre point commun particulier, ils étaient nés exactement le même jour. “Nous étions nés tous les deux le 12 septembre 1942. C’était donc ma jumelle”, avait raconté Michel Drucker.
Malgré la peine, l’animateur avait choisi de lui rendre hommage avec le ton qu’elle aurait, selon lui, apprécié. “Je ne vais pas être triste, elle n’aurait pas aimé ça”, avait-il assuré. Quelques secondes plus tard, il s’était même permis une plaisanterie en évoquant Billy, le chien de Françoise Coquet qu’il a recueilli après sa disparition. “Rassure-toi, ton chien, je l’ai, il est chez moi. Je pense donc à toi tout le temps. Il est aussi emmerdant que toi”, avait-il lancé avec tendresse, avant d’ajouter qu’il le caressait souvent et qu’il ne l’oubliait pas. L’émission s’était terminée sur des photographies de Françoise Coquet et du duo qu’elle formait avec Michel Drucker, avec la musique de Champs-Élysées en fond. “Au revoir, merci Françoise, je t’embrasse, je pense à toi et je t’aime”, avait conclu l’animateur.