Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Koh-Lanta
Pékin Express
Mariés au premier regard
Télé Réalité
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Les Anges
Demain nous appartient
Plus Belle la Vie
Les Marseillais
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Interview exclusive - Amel Bent : Des larmes aux Enfoirés, mais tout le sourire d'une grande soeur... pour les jeunes talents Disney !

Aussi "crevée" et "flippée" soit-elle, un aveu que son organisme fatigué la pousse à faire, Amel Bent a le don de tout illuminer d'une énergie qui semble intarissable. La jeune chanteuse, quelques semaines après la parution d'un troisième album studio (Où je vais) annoncé par le joli titre Où je vais assorti d'un clip aux allures de fontaine de jouvence, ne ménage ni sa peine, ni son sourire, et ceux qui roulent à l'économie pourraient avoir du mal à entendre le leitmotiv qui rythme sa vie : "J'ai de la chance d'être fatiguée pour un truc que je kiffe, je n'ai pas le droit de me plaindre. Donc... j'y vais à fond !"

Fidèle représentante de la nouvelle génération chez les Enfoirés (dont elle a partagé récemment la Crise de nerfs 2010, le show annuel au profit des Restos du Coeur), Amel multiplie les contributions sans compter, parfois... du rire aux larmes - survoltée et "très, très contente" dans les coulisses de La Grande Fête de la chanson française, elle nous a confié avoir craqué physiquement lors de son séjour avec la bande des Enfoirés. Un coup de fatigue qui n'a définitivement pas entamé son enthousiasme. Pour preuve, elle continue, tout en mettant au point le spectacle qu'elle emmènera très prochainement en tournée, à animer l'actualité du petit écran ! Chef de chorale pour Benjamin Castaldi il y a peu, on la retrouve désormais associée à Disney Channel pour un programme qui éveille forcément en elle des résonances puissantes : le Disney Channel Talents, premier casting de chant et de danse réservé aux 8-16 ans, avec un single et le tournage d'un clip à la clé pour le/la lauréat(e).

L'an dernier, le show télé, placé sous l'égide de la série Hannah Montana et de sa star Miley Cyrus, avait consacré la jeune Sara, laquelle avait interprété Le Meilleur des 2 (adaptation française de The Best of Both Worlds, de Hannah Montana, à voir ci-dessus) et décroché un rôle dans la série française Trop la Classe.

Révélée en 2004 par la télé-réalité et le télé-crochet Nouvelle Star, Amel Bent a accepté de devenir la marraine de la cinquième édition du Disney Channel Talents, rythmée par l'univers de High School Musical que la Parisienne connaît bien pour avoir enregistré Vivre ma vie (à redécouvrir ci-dessus), la chanson du générique français de High School Musical 3 : Nos années lycée. C'est d'ailleurs le titre phare What time is it? (extrait de la bande originale de High School Musical 2) qui sera la chanson du vainqueur.

Alors que les candidatures pour les castings (les 13 et 14 février à Paris, le 17 février à Bordeaux, le 24 février à Bruxelles, le 27 février à Marseille) seront closes le 19 février, et que ces auditions affichent déjà complet (plus de 1500 inscriptions, soit trois fois plus que l'an dernier), une des originalités, cette année, est la séance de rattrapage sur Internet (www.disneychannel.fr), où les jeunes gens ont jusqu'au 9 mars pour déposer leur vidéo - 6 d'entre eux seront retenus. Le show télé quant à lui, qui donnera à voir toute l'aventure, des castings aux délibérations du jury en passant par les répétitions de la chorégraphie et les enregistrements du single et du clip, débutera en quotidienne animée par Willy le 15 mars sur Disney Channel et livrera son best of chaque samedi.

Samedi 13 février, il fallait avoir une certaine dose de chance et un bon timing pour recueillir les premières impressions d'Amel Bent sur cette expérience, à l'issue d'une première séance d'auditions et à quelques minutes de son départ pour un autre engagement. Drôle, touchante, sincère comme on la connaît, voici ce qu'elle nous a confié...

Comment s'est noué ce partenariat ?

"C'est une collaboration qui a commencé avec la B.O. de High School Musical, qui s'est vraiment très bien passée. Et puis je pense que ce qui a dû jouer beaucoup, c'est le fait que je sois passée moi-même par un casting. Peut-être que je suis plus à même que quelqu'un d'autre à ce niveau-là de comprendre ce que vivent les enfants sur cet événement. C'est un rôle qui me tient à coeur, parce que j'ai toujours rêvé de pouvoir partager ce que j'ai vécu à travers la Nouvelle Star avec d'autres personnes, mais sans jamais avoir la prétention de juger ou de conseiller... J'ai juste envie d'être une épaule. Ils vont vivre exactement ce que j'ai vécu, mais encore plus jeunes. C'est surtout ça qui est cool dans cette aventure. Moi, je suis un peu une grande soeur. Je ne suis pas là pour dire qui va passer et qui ne va pas passer. Je suis juste là pour être un regard bienveillant, pour déstresser, pour motiver, s'ils ont besoin de parler à quelqu'un. C'est comme si ma petite soeur ou mon petit frère passaient un casting, et que je leur disais : 'Déstresse, flippe pas, sinon tu vas moins forcément bien chanter, donne tout'. On a énormément besoin de soutien quand on est à cette place de la personne qui se fait juger. Ils sont encore jeunes et c'est un moment important de leur vie."

Ses impressions en découvrant les premiers candidats...

"Je suis aux premiers castings. J'ai vu une demi-douzaine d'enfants, qui ont peut-être l'âge d'être des enfants... mais qui n'ont pas la voix d'enfants ! (Rires). Bluffée ? Ah non, mais je suis surbluffée, même ! C'est un truc de malade... Ils chantent bien, quoi ! Et ce n'est même pas tellement qu'ils chantent bien, mais ils ont attitude, tu sens que les gamins d'aujourdhui écoutent un milliard de fois plus de musique que moi quand j'avais leur âge ou que ma mère quand elle avait dix ans. Alors je te parle même pas de ma grand-mère !

Il y a une nana qui est passée, elle avait déjà les attitudes de Beyoncé ! Je n'aurais jamais pu faire ça, moi, il y a 6 ans, devant Marianne James ! J'étais complètement pétrifiée ! Ils ont beaucoup plus confiance en eux, ils sont super familiarisés avec le phénomène de la télé-réalité parce qu'ils ont grandi avec. La plupart sont nés à l'époque de la première Star Academy, alors que pour quelqu'un de mon âge, c'était tout nouveau. Et puis ils écoutent énormément de musique, ils voient énormément de clips, ce sont des petits artistes presque complets. Ils dansent, ils chantent, ils font des attitudes, ils n'ont pas peur. Tu leur dis : 'Maintenant, fais moi un titre en anglais', ils te répondent : 'Ouais, OK, y a pas de problème, je vais te chanter ça'."

Ses rapports avec les jurés Malika (chant) et Philémon (chorégraphie)

"Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus trash. Un peu à la X-Factor. Mais tout le monde a bien compris qu'avec les enfants on ne pouvait pas se conduire comme avec les..." (elle s'apprête à dire "adultes", mais se reprend) "Je trouve que sur certaines émissions, c'est assez hardcore comment on parle aux gens. Même si on a 30 ans, quand on chante on est à nu, on est un gosse. Une parole, ça peut tout détruire. Avant la Nouvelle Star, j'avais fait d'autres castings : on m'a dit des trucs qui m'ont traumatisée. Je pense que Philémon et Malika ont une attitude géniale. C'est pas 'tu chantes bien, tu chantes mal'. Ils ne sont pas là pour casser, ce n'est pas le fil conducteur. C'est plutôt dans la clairvoyance, dans la patience..."

Ce que représente la marque Disney, pour elle, qui n'a pas manqué la première de La Princesse et la Grenouille, et défend avec son nouvel album l'importance de l'enfance, de la garder en mémoire, de savoir d'où l'on vient pour mieux savoir où on va...

"Je suis très attachée à mes racines. Mais pas seulement mes origines, ne serait-ce que ce que j'ai vécu étant petite, des choses que j'ai envie de ne pas perdre de vue, une innocence que j'aimerais garder le plus longtemps possible. Quand je chante, il faut toujours que je sois cette gamine qui rêve encore qu'elle va peut-être un jour passer à la télé, et non pas que je sois blasée de tout ça. Forcément, Disney, avant que ma mère m'offre des CD, enfin c'était des cassettes d'ailleurs, je reproduisais les chansons dans le roi Lion, dans Aladdin, et je les chantais chez moi".

Continuer avec Disney ?

"Je ne suis pas à la recherche de ça. Après, si Disney me sollicite pour le tournage d'un dessin animé, bien sûr que j'irai, sans réfléchir. Ce sont des bonus. Dans ce milieu, on fait des rencontres, et aujourd'hui, ma rencontre avec les gens avec qui je bosse chez Disney, c'est une collaboration qui dure, aujourd'hui encore avec cet événement. Si ça doit déboucher sur un vrai partenariat avec un dessin animé, un tournage ou des chansons, je le ferai, bien sûr".

En train de peaufiner sa tournée ?

"Peaufiner, c'est un bien petit mot, un doux euphémisme. Je suis en train de construire ma tournée, d'écrire mon spectacle, il y a aussi les clips, les décors de la tournée. J'ai de la chance d'être fatiguée pour un truc que je kiffe, et je crois que c'est le plus important. J'ai pas le droit de me plaindre, j'ai pas le droit de baisser les bras, parce que c'est ce que j'aime et j'ai toujours voulu le faire."

Son corps la lâche... au point de lui arracher des larmes !

"C'est un peu le débat du moment, tout le monde me pousse à partir en vacances parce que mon corps est en train de me lâcher... Mon corps est en train de me lâcher, monsieur ! Le problème, c'est que j'ai besoin de me reposer, mais je n'ai pas envie : j'ai l'impression que si je lâche l'affaire rien qu'une semaine, je vais rater plein de trucs. Je vois autour de moi tous les gens qui triment, qui font des boulots qui ne leur plaisent même pas, moi je pousse la chansonnette...

Mais ça va, je n'ai que 24 ans, donc je ne marque pas. Mais vraiment mon corps est en train de me lâcher : j'ai été bloquée du dos... Pendant les Enfoirés, j'ai été bloquée du dos pendant deux jours ! 'Il y en a une qui n'arrête pas de pleurer, on ne comprend pas ce qu'il y a... Elle pleure toute seule...' Vous savez, quand on n'a pas dormi et que les yeux, ils se mettent à pleurer... J'arrête pas depuis avant la sortie de l'album, et là, pour de vrai, je pleurais de fatigue".

Et depuis la sortie de Où je vais ?

"J'ai au moins quatre ulcères en moins. (Rires). C'est comme ça, c'est une nature. Dans la musique, il n'y a aucun acquis. On peut vendre quatre milliards de disques et faire une espèce de gros bide après. Mais il y a un bon accueil, c'est ma chance, les signaux sont au vert. C'est pas le moment de dire j'suis crevée, machin. J'y vais à fond."

Pour preuve qu'elle ne s'accorde aucun répit : juste le temps de raccrocher, et elle part pour Lyon...

"Parce que je fais aussi du caritatif. Je cherche un mari, d'ailleurs. (Rires). En fait, je me suis fait une amie, Marguerite Garcia, qui s'occupe d'une association, Huntington Avenir. On m'a invitée il y a trois ans sur un événement qui s'appelle le Foot-concert (des chanteurs qui jouent au foot et font ensuite deux heures de concert - prochaine édition le 11 mai, cliquez ici pour en savoir plus et découvrir le plateau de stars de ce rendez-vous, NDLR) au profit de cette association, qui n'a aucune subvention. On m'a demandé d'être là pour un dîner dansant avec les familles des malades. Donc je vais aller guincher !"

 

Propos recueillis par Guillaume Joffroy pour Purepeople.com

 

Remerciements spéciaux : A Amel, pour son temps et son énergie solaire ; à Disney Channel, pour avoir rendu cet entretien possible dans les conditions existantes ; au somptueux château de Santeny, son châtelain, son majordome et leur équipe, pour ce qu'ils savent.

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel