Il est l'un des grands noms de la gastronomie française. En effet, Eric Frechon est Meilleur Ouvrier de France depuis 1993, a notamment dirigé pendant vingt-cinq ans les cuisines de l’Epicure, au Bristol Paris, où il a décroché trois étoiles Michelin en 2009. Aujourd’hui âgé de 62 ans, il poursuit ses activités dans la gastronomie, tout en accordant une place particulière à sa vie de famille. Pour information, il a trois enfants : deux grandes filles nées d’un premier mariage, et un garçon prénommé Franklin, né de son union avec sa chère et tendre Clarisse. Dans le podcast Les Paternelles, il s’est livré avec sincérité sur cette paternité arrivée plus tard dans sa vie.
Devenir père à 51 ans n’était pas forcément quelque chose qu’Eric Frechon avait imaginé. Dans Les Paternelles, il reconnaît que cette naissance l’a d’abord déstabilisé : "Ca m'a un petit peu secoué parce que je me trouvais un peu âgé pour avoir un enfant." Mais avec le recul, le chef porte un tout autre regard sur cette expérience. "Et aujourd'hui, je remercie parce que ça m'a rajeuni cette histoire", confie-t-il. Avec Franklin, aujourd’hui âgé de 11 ans, Eric Frechon découvre aussi une autre manière d’être père. Lui qui évolue dans un univers professionnel où il côtoie des collaborateurs plus jeunes explique que son fils lui permet de rester connecté à une génération différente. "Je suis quand même dans un milieu de jeunes dans mon métier. Mais en ayant un enfant plus jeune, on apprend le langage des enfants. C'est assez drôle", lance-t-il. Une différence d’âge qu’il considère finalement comme une véritable richesse.
Cette paternité tardive lui offre en effet une expérience familiale particulière. Dans le podcast, Eric Frechon évoque cette configuration comme une rencontre entre "trois générations différentes". Un environnement dont il estime que Franklin peut tirer beaucoup, notamment dans sa construction personnelle. A 11 ans, le garçon commence toutefois à affirmer son caractère. Son père le reconnaît volontiers : "Aujourd'hui, il est un peu réfractaire, comme dans toutes les éducations. Il va être réfractaire avec sa maman, à certaines réflexions, les miennes aussi." Pas question pour autant de s’en inquiéter. Eric Frechon préfère laisser le temps faire son œuvre et accompagner son fils dans cette période : "Mais ce n'est pas grave, ça va faire son chemin dans sa tête, ça va le faire grandir beaucoup plus vite." Et lorsqu’il parle de Franklin, le chef laisse finalement apparaître toute sa tendresse : "Il est déjà mature quand même pour son âge." Une nouvelle facette du célèbre chef, qui montre combien cette paternité a aussi transformé son regard sur l’âge, la transmission et les liens entre générations.