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Le Discours d'un roi : Un film magistral avec un Colin Firth royal !

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Le Discours d'un roi de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush a reçu un acceuil magistral : sept nominations aux Golden Globes 2011 - mais seul un prix obtenu, celui du meilleur acteur pour Colin Firth -, le prix du public au Festival de Toronto et cinq British Independent Film Awards. Avec autant de récompenses, Le Discours d'un roi s'annonce comme l'un des plus grands films de l'année 2011. Purepeople.com vous propose d'entrer dans l'univers de ce long métrage royal pour en découvrir les rouages.

L'histoire

Le film raconte l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Élisabeth. Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l'abdication de son frère Édouard VII. D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles.

Un trio d'acteurs époustouflants

Plus qu'un film historique, Le Discours d'un roi est le récit d'une aventure humaine. Celle du roi George VI, brillamment interprété par Colin Firth (le téléfilm de la BBC, Orgueil et préjugés, Le journal de Bridget Jones) : Roi bègue, rongé par son handicap, et terrifié à l'idée de prendre la parole en public, George VI lutte véritablement contre ses propres démons. Le film retrace la solitude et le désespoir d'un personnage complètement démuni, incapable de faire face à ses propres responsabilités.

Aidé par Lionel Rogue, orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, interprété par l'acteur australien Geoffrey Rush (Shine, Shakespeare in love), George VI livre des échanges à la fois drôles, sensibles et profonds à travers desquels il se laisse aller à une difficile introspection. Le cabinet modeste d'orthophonie est le lieu de confessions entre le roi et cet homme ordinaire, qu'est Lionel Rogue. Ces deux hommes que tout oppose deviennent confidents, puis amis.

Quant à Helena Bonham Carter, l'actrice britannique, (comédienne fétiche et compagne de Tim Burton) est exemplaire en épouse loyale et dévouée à son mari. Véritable professionnelle de la vie publique, Elisabeth et George VI apparaissent dans le film comme "parfaitement complémentaires", confie l'actrice.

Pour incarner de tels personnages, il fallait que Colin Firth distille habilement son charisme royal, que Geoffrey Rush joue sur la corde délicate de la sympathie audacieuse et que Helena Bonham Carter s'impose en femme déterminée, mais tout d'abord dévouée. Leurs prestations ne se ressemblent pas mais s'accordent sur un point : être toujours digne et humble, même dans un univers monarchique.

 

Une oeuvre personnelle

Cette oeuvre possède une touche tout à fait particulière, grâce au cinéaste qui a réussi à donner à ce biopic historique un ton infiniment personnel. En effet, comme le raconte le cinéaste, beaucoup peuvent s'identifier à George VI : "Je crois que nous souffrons tous de blocages qui nous inhibent dans notre vie de tous les jours... Qu'il s'agisse de timidité, ou de manque de confiance en soi en raison de notre physique, de notre intelligence ou de nos origines sociales, on se bat au quotidien pour surmonter ces complexes - tout comme George VI s'est battu pour vaincre son handicap." Et c'est sans doute une force véritable pour le film, sa grande humanité.

Le scénariste David Seidler a été le premier à s'identifier totalement au personnage de George VI, certainement car David a également souffert d'un terrible bégaiement quand il était enfant : "Il a suivi plusieurs séances d'orthophonie dans les années 40, en Angleterre et aux Etats-Unis," raconte Geoffrey Rush. "Georges VI est devenu un véritable héros pour David Seidler. Il a compris que le roi avait réussi à surmonter partiellement son bégaiement et s'est dit que s'il y était arrivé, il pouvait le faire, lui aussi. C'est pour cela qu'il a voulu écrire cette histoire qui lui tenait tant à coeur." C'est sans doute la raison pour laquelle le scénariste à fait de cette histoire une oeuvre étonnamment intimiste.


Un contexte historique brillamment retranscrit

L'histoire héroïque de cet homme qui parvient à surmonter son bégaiement pour honorer ses fonctions à la veille d'un conflit mondial trouve une dimension historico-politique particulièrement intéressante. Tom Hooper retranscrit d'ailleurs parfaitement le climat d'inquiétude générale, grâce à une réalisation élégamment maîtrisée, ainsi qu'à une reconstitution fidèle de l'Angleterre des années 1930.

On voit aussi les débuts de la radio, et le rôle majeur de ce média de masse à une heure où les deux plus grands ennemis politiques de l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie, s'imposent : "Hitler et Mussolini savaient parfaitement se servir de [ce média] pour galvaniser les foules," raconte le cinéaste. La juste contextualisation était donc capitale pour mesurer à quel point un tel handicap pouvait s'avérer redoutable. Surmonter ce bégaiement présentait un véritable enjeu mondial : Pour sauver le pays, le roi George VI devait donc à tout prix pouvoir s'exprimer en direct et convaincre ses compatriotes. Ainsi, cet outil médiatique tient un rôle déterminant dans le film, la façon dont Tom Hopper filme le microphone n'est d'ailleurs pas anodine. Adversaire terrible de Colin Firth au début, il devient, à la fin du film, le symbole de sa formidable victoire.

 

Une leçon de courage désormais mise en lumière

Ces dernières années, de nombreux réalisateurs se sont aventurés à porter au cinéma d'extraordinaires destins politiques comme The Queen de Stephen Frears avec Helen Mirren et James Cromwell. A l'image de The Queen, Le Discours d'un roi fait preuve d'une grande justesse et de discernement.

L'écriture du film a fait l'objet de longues recherches et documentation, d'autant plus que, lorsque le réalisateur Tom Hopper s'est attelé au projet, il ne connaissait pas bien l'histoire de George VI. Colin Firth ne connaissait pas davantage le récit de Georges VI : "Je me souvenais vaguement de la crise sucitée par l'abdication d'Edouard VII... ma mère m'avait raconté que son successeur souffrait de bégaiement [...], qu'il n'était pas considéré comme charismatique, qu'il était très timide, maladroit et que son bégaiement en était sans doute à l'origine. Quand il est arrivé au pouvoir, le peuple était très sceptique sur sa légitimité à régner. Mais il s'est volontaire et a fait preuve d'humilité et d'un grand sens du devoir. "


Le Discours d'un roi porte sur un accomplissement personnel dans un cadre historique habilement reconstruit, avec des comédiens d'une justesse épatante. L'oeuvre dépasse le destin d'un homme pour s'imposer comme une superbe leçon de courage. Il est d'ailleurs très étonnant que cette histoire soit restée si longtemps méconnue du grand public...

Le Discours d'un roi de Tom Hooper, sortira sur nos écrans le 2 février 2011. Retrouvez ci-dessus la bande-annonce.

EPH

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