La blessure est encore bien présente. Le 17 août dernier, Mathilde Favier a rendu son dernier souffle à l’âge de 56 ans. Figure incontournable du milieu de la mode et directrice des relations publiques chez Dior, elle rayonnait par son élégance solaire et sa générosité. Elle a laissé derrière elle des proches inconsolables, parmi lesquels Lisa Azuelos. De passage dans le podcast vidéo Conversations avant la fin du monde, la réalisatrice de LOL et de Mon bébé a fendu l’armure pour évoquer cette amitié sincère et particulière. "Parfois il y a des pertes qui ne sont pas nos parents ou notre famille mais qui nous marquent", débute la présentatrice face à une Lisa Azuelos en train d'essayer de ne pas flancher.
La disparition de Mathilde Favier a été un véritable bouleversement pour Lisa Azuelos. "C'était ma famille de cœur, Mathilde. Je la voyais peu, pas souvent, mais on s'est aimé tout de suite", a-t-elle fait savoir. Les deux femmes étaient très proches et, loin des projecteurs, une belle amitié s'était créée au fil du temps. "Je crois qu'on partageait beaucoup ensemble une croyance dans la vie, dans le Christ aussi, dans Jésus", explique la réalisatrice, qui ajoute par la suite : "Elle m'a offert un chapelet avant de mourir. Je ne savais pas que ça allait être son dernier petit cadeau". Un présent qui a aujourd'hui une tout autre saveur, mais qui reste particulièrement précieux.
La veille de cette interview, Lisa Azuelos a même fait une rencontre inattendue : elle est tombée sur la maman de Mathilde Favier. "Je l'ai serrée très fort dans mes bras et j'ai eu l'impression que Mathilde était avec moi dans ce câlin-là", a affirmé la réalisatrice. Une étreinte réconfortante pour Lisa Azuelos, mais aussi pour la maman de Mathilde Favier. Pour expliquer la portée de ce chagrin, Lisa Azuelos a dressé un parallèle direct avec une autre disparition marquante dans son parcours personnel : celle de la comédienne Valérie Benguigui, emportée par la maladie en 2013.
La famille, c'est les gens qui te permettent de ressentir l'amour
"C'est vrai que j'ai deux amis qui ont disparu, c'est Valérie Benguigui et elle. Ça m'a fait le même effet, je perds vraiment des gens qui m'ont permis de ressentir l'amour", explique la réalisatrice, toujours très bouleversée par ces disparitions. L'occasion pour Lisa Azuelos de revenir, en toute transparence, sur sa conception touchante de la famille que l'on choisit, elle qui a eu une mère loin d'être la meilleure des mamans. "Pour moi, la famille, c'est les gens qui te permettent de ressentir l'amour. Et Mathilde, elle faisait partie des gens, c'est pour ça qu'il y a eu de tels hommages pour elle sur les réseaux", assure-t-elle avant de poursuivre : "Elle faisait partie des gens qui te faisaient ressentir l'amour et qui te faisaient ressentir que tu étais aimée". Pour conclure, Lisa Azuelos rappelle que la disparition d'une personne ne signifie pas que le lien qui nous unit à elle doit s'effacer : "C'est pas parce que les gens meurent que la relation meurt".