“Quand je suis à Paris, je sors, je vais dans les restaurants et les boîtes. À la campagne, je suis dans le jardin, je joue au foot avec mon fils. J’ai beaucoup d’enfants et on parle ensemble, nous formons une bande et c’est intéressant de voir ce qu’ils pensent. Malheureusement je suis sûr de ne pas être immortel." Interviewé il y a quelques jours par la radio France Inter, Mick Jagger abordait avec humour la question de son âge, lui qui semble ne pas vieillir et a sorti, le 10 juillet dernier, Foreign Tongues, son vingt-cinquième album en soixante-quatre ans avec les Rolling Stones. Bien que multimillionnaire, l’ex-mari du mannequin Jerry Hall n’a pas l’intention de prendre sa retraite et compte bien travailler jusqu’à son dernier souffle. Il n’a pas non plus l’intention de léguer la totalité de son immense fortune à sa nombreuse progéniture, bien qu’elle atteigne la somme considérable d’un demi-milliard de dollars !
Le chanteur anglais a décidé de léguer les droits de ses chansons à des associations caritatives plutôt qu'à ses enfants, selon une interview accordée au Wall Street Journal. Il souhaite ainsi faire "un peu de bien dans le monde". Mais ses "petits” hériteront tout de même d'une partie de sa fortune…évaluée à 300 millions de dollars. Ce qui devrait amplement leur suffire ! Mick Jagger estime qu’ils n'ont pas besoin d’hériter de tous ses biens. "Mes enfants n’ont pas besoin de 500 millions de dollars pour vivre", a-t-il expliqué au Wall Street Journal. Les ventes mondiales des Rolling Stones sont estimées à plus de 240 millions d’exemplaires. Dès août 1983, ils paraphaient un nouveau contrat d'enregistrement de quatre albums avec CBS Records, pour un montant de 28 millions de dollars, alors le plus gros contrat d'enregistrement de l'histoire. En 1989, ils signaient pour une tournée de cinquante concerts en Amérique du Nord, contre un cachet de 65 à 70 millions de dollars. Puis en 1991, un nouveau contrat chez Virgin Records pour 44 millions de dollars. Et, en 2005, A Bigger Bang devenait la tournée la plus lucrative de l'histoire de la musique, avec 558 millions de dollars de recettes !
© Abaca Press, Alamy/ABACA
Dans les années 1990, Bill Graham, qui avait été le manager du groupe, s’étonnait auprès de son ami de ses revenus croissants et lui demandait : "Après tout ce temps, quelle est vraiment la différence entre seize et dix-huit millions de dollars ?" Réponse de Jagger : "Deux millions, Bill." Avant de devenir une rock-star, le Britannique avait d’ailleurs été étudiant en business. Jouant un concert privé pour la Deutsche Bank en 2007 – pour une somme de 4,2 millions d'euros – il avait lancé : "Merci de nous accueillir. Et le meilleur de tout ça, c'est que c'est pris sur vos bonus." En six décennies, Mick Jagger a donc amassé un énorme capital et acquis des résidences à Londres, New York et en Touraine où il possède un château. Il y vit et y accueille ses huit enfants, issus de cinq femmes différentes : Karis (56 ans) fille de l’actrice américaine Marsha Hunt, Jade (55 ans), fruit de son mariage avec Bianca Jagger, Elizabeth (42 ans), James (41 ans), Georgia May (34 ans) et Gabriel (28 ans) nés de son union avec Jerry Hall, Lucas (25 ans), issu de son histoire avec le mannequin brésilien Luciana Gimenez. Et enfin Deveraux (9 ans), dont la mère est son actuelle compagne, l'ex-danseuse étoile et écrivaine Melanie Hamrick, de 43 ans sa cadette.
© Abaca Press, Zuma/ABACA
La démarche de Mick Jagger, que l’on verra bientôt dans le film Trois sœurs incestueuses, se rapproche de celle de son compatriote Gordon Sumner, alias Sting, ex-leader du groupe Police, âgé de 74 ans. Lui aussi estime que léguer tout son argent à ses six rejetons serait leur faire un cadeau empoisonné. Il préfère les voir choisir leurs propres voies professionnelles. L’un d’eux, Giacomo (30 ans) est d’ailleurs policier. “De toute façon, on dépense tout, il ne leur restera rien !”, a récemment plaisanté Sting dans l’émission 50' inside sur TF1.
player2