À seulement 41 ans, Scarlett Johansson affiche déjà une carrière impressionnante de plus de trois décennies sur les plateaux de cinéma. Devenue une figure incontournable de l’univers Marvel dans le rôle de Black Widow, elle a également tourné sous la direction des plus grands cinéastes. Parmi eux : Joel et Ethan Coen (The Barber : L’homme qui n’était pas là), Sofia Coppola (Lost in Translation), Woody Allen (Match Point), Brian De Palma (Le Dahlia noir), Christopher Nolan (Le Prestige), Wes Anderson (Asteroid City) – sans oublier Robert Redford !
La légende d’Hollywood, disparue en 2025, avait choisi Scarlett Johansson, alors âgée de 12 ans à peine, pour son drame L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998). La comédienne y incarnait Grace, une adolescente de 13 ans confrontée aux traumatismes physiques et psychologiques d’un grave accident d’équitation, tentant avec l’aide du personnage incarné par Redford de renouer le lien avec sa monture.
Après de petites apparitions dans un flop notoire avec Bruce Willis ou encore dans Maman, je m’occupe des squatteurs !, Scarlett Johansson révélait véritablement l’étendue de son talent dans ce film. Malgré son jeune âge à l’époque, elle garde un souvenir particulièrement ému de son travail avec le comédien et réalisateur oscarisé. Lors d’un entretien accordé à Deadline l’année dernière, elle se remémorait ce tournage avec tendresse :
"Il faisait preuve d’une infinie patience et prenait tout le temps nécessaire pour m’aider à comprendre où en était mon personnage, ce qui lui était arrivé auparavant et quel était son rôle dans le récit. Avant chaque scène, il me racontait l’histoire, toute l’histoire, jusqu’à ce moment précis. Cela m’a été d’une aide précieuse pour trouver ma place dans le film. C’était également très formateur pour la jeune actrice que j’étais. Je participais à une immense production, où des tas de choses se passaient en même temps, et pourtant il s’accordait ce temps. Au beau milieu de ce tournage titanesque et impressionnant, il parvenait à instaurer une bulle d’intimité".
Peu après la sortie du long-métrage, Scarlett Johansson tenait déjà des propos similaires. "Travailler avec lui a été une expérience incroyable", confiait-elle au micro de Today. Je pense que le fait qu’il soit acteur en plus d’être réalisateur a joué un rôle essentiel, car nous pouvions communiquer avec une grande facilité. Je ne sais pas si l’on peut parler d’un “langage d’acteur”, ce ne serait sans doute pas le terme le plus juste, mais il y avait une véritable complicité entre nous. Il arrive souvent de collaborer avec un metteur en scène qui n’arrive pas à formuler ce qu’il souhaite ou ce qu’il ressent vis-à-vis du personnage, et cela peut s’avérer très frustrant. Nous n’avons jamais rencontré cette difficulté sur le tournage. Tout simplement parce que nous nous comprenions instinctivement".
Cette approche attentive et bienveillante a d’ailleurs accompagné Scarlett Johansson lors de son propre passage derrière la caméra pour Eleanor the Great, son premier long-métrage en tant que réalisatrice, que vous pouvez notamment visionner en VoD sur Amazon Prime Video. Par ailleurs, la star new-yorkaise est loin d’être la seule consœur à chanter les louanges de Robert Redford : Meryl Streep, qui partageait l’affiche avec lui dans la fresque romantique Out of Africa, s’est montrée tout aussi admirative du comédien de L’Arnaque – avouant même être tombée sous son charme pendant le tournage !