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Silvio Berlusconi, accusé de prostitution sur mineure, son procès le 6 avril !

A cause du Rubygate, Silvio Berlusconi sera en procès à partir 6 avril 2011.
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A cause du Rubygate, Silvio Berlusconi sera en procès à partir 6 avril 2011.

Comme nous vous l'annoncions il y a quelques jours, le chef d'Etat italien Silvio Berlusconi allait probablement se retrouver devant un tribunal dans la sordide affaire du Rubygate et ses prostituées mineures (le troisième scandale sexuel auquel est confronté le Cavaliere). Eh bien c'est désormais une certitude !

En effet, Silvio Berlusconi vient d'être renvoyé devant la justice pour prostitution de mineure et devra en répondre lors d'un procès qui se tiendra à partir du 6 avril. Cependant, si cette décision soulage un peuple qui semble avoir honte de leur dirigeant peu recommandable, les penseurs italiens imaginent Berlusconi limiter la casse, étant donné le peu d'adversaires politiques présents dans le pays, à la différence de soutiens puissants.
"C'est un chef de gouvernement diminué, une présidence de gouvernement boiteuse, et la seule chose qui le sauve est la faiblesse de l'alternative. Il n'y a pas d'alternative politique crédible à l'horizon ni de leadership capable de réunir l'opposition", a déclaré à Giacomo Marramao, professeur de philosophie politique à l'Université de Rome III.

Berlusconi pourrait-il alors passer (encore) à travers les gouttes (qui sont aujourd'hui de vrais boulets), à cause du manque d'opposition ? On a du mal à l'imaginer...

"La politique italienne est très simple : tout reste en place tant que la Ligue du Nord (soutien principal de Berlusconi, ndlr) voit devant elle la carotte du fédéralisme", a déclaré M. Pavoncello, en allusion au fait que l'allié dont dépend la survie politique du gouvernement n'abandonnera pas le Cavaliere tant qu'il pensera pouvoir obtenir la réforme de fédéralisme fiscal souhaitée.

Une juge de Milan (Nord), Cristina Di Censo, a décidé ce mardi 15 février de renvoyer le Cavaliere en "jugement immédiat", une procédure accélérée prévue par le code pénal italien qui se base sur l'"évidence de la preuve". Le procès, dans lequel Silvio Berlusconi est accusé d'avoir payé une prostituée mineure, Ruby, et d'avoir abusé de sa fonction en sa faveur, devrait débuter le 6 avril. Berlusconi risque trois ans de prison pour recours à la prostitution et 12 ans de réclusion pour abus de fonction...

"C'est une situation qui est embarrassante sur le plan international. Il n'en avait vraiment pas besoin, il est en grave difficulté", a ajouté M. Pavoncello. "Je vois mal une candidature de Silvio Berlusconi aux législatives de 2013", date de la fin théorique de la législature actuelle, a conclu l'expert.

Selon un sondage de l'institut Demos publié lundi, la cote de popularité de Silvio Berlusconi a chuté en février à 30,4%, soit son plus bas niveau depuis 2005, et il est tombé à la dernière place d'une liste de dix personnalités politiques italiennes, dominée par son ministre de l'Economie Giulio Tremonti.

C'est en octobre 2010 que de premières fuites dans les journaux ont évoqué le scandale du Rubygate, centré sur la jeune Marocaine, Ruby Rubacuori (littéralement "voleuse de coeurs"), de son vrai nom Karima El Mahroug, une jeune femme mineure jusqu'en novembre 2010 (voir sa vidéo confession à la télévision italienne).

Naturellement, après l'annonce du procès, l'opposition (il en existe donc une !) est montée au créneau pour demander la démission du Cavaliere et des législatives anticipées.

"La situation est intenable. Nous ne nous occupons pas de délits car c'est le travail de la magistrature, ni de péchés, c'est celui de l'Eglise. Nous nous occupons de l'Italie et nous ne voulons pas d'un pays à la dérive", a expliqué Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate (PD, gauche).

M. Berlusconi qui n'a pas immédiatement réagi, dénonce régulièrement "un complot" de magistrats "politisés", voulant le chasser de son poste, et a exclu de démissionner.

Pour le professeur de sciences politiques Marcho Tarchi de l'université de Florence, "la demande de procès immédiat n'était pas forcément dans l'intérêt de l'accusation et pourrait être contre-productive pour le parquet". En effet, si l'on veut vraiment être cynique (mais Silvio ne l'est assurément pas, n'est-ce-pas ?), "Silvio Berlusconi a maintenant encore plus de possibilités de se présenter comme une victime de persécutions judiciaires", a déclaré l'expert à l'AFP, prévoyant des délais assez longs pour l'aboutissement de la procédure.

Le ministre de la Justice Angelino Alfano a souligné l'existence "de la présomption d'innocence" jusqu'à la dernière instance judiciaire, la Cour de Cassation. Le Cavaliere n'est pas obligé d'assister au procès, mais en raison d'une immunité pénale pour 18 mois ( qui a été partiellement abrogée), il devra justifier à chaque fois qu'il a un "empêchement légitime qui rend sa présence impossible.
Début du procès, le 6 avril 2011.

Pour rappel :

Dans une tempête médiatique due à de nombreux écarts qui ont été jusqu'à lui coûter son mariage, le chef d'Etat italien est depuis plusieurs mois au centre d'une grande polémique.

En effet, la justice italienne a ouvert une enquête sur le Cavaliere pour une affaire de moeurs, connue dans la péninsule sous le nom de "Rubygate", dans laquelle le chef du gouvernement transalpin est soupçonné d'abus de fonction et prostitution de mineure, comme le déclarait le vendredi 14 janvier le journal Corriere della Sera.

M. Berlusconi serait effectivement sous enquête pour avoir "abusé" dans la nuit du 27 au 28 mai 2010 de sa fonction de chef du gouvernement en demandant à la police de Milan de libérer Ruby, une jeune Marocaine à l'époque mineure et qui était en garde à vue, selon le site internet du Corriere. Le quotidien avance que Silvio Berlusconi aurait ainsi voulu "cacher le fait d'avoir été client d'une prostituée mineure (la fameuse Ruby, ndlr) lors de nombreux week-ends à Arcore", sa résidence dans le nord de l'Italie, "s'assurer l'impunité pour ce délit et éviter que soient connus les détails des fêtes organisées dans sa résidence".
Les articles de presse, qui ont révélé l'affaire en octobre, citaient des call-girls décrivant les fêtes organisées dans cette résidence privée proche de Milan en présence de jeunes femmes, rémunérées environ 5 000 euros la soirée.
Circonstance aggravante : des témoignages indiquaient que M. Berlusconi avait appelé directement la préfecture de police de Milan pour obtenir la libération de Ruby. Ce scandale baptisé "Rubygate" avait fait pendant plusieurs jours la une de la presse transalpine.

Toujours selon le Corriere della Sera, la police a perquisitionné à Milan les bureaux de proches de M. Berlusconi impliqués dans cette affaire, notamment une conseillère régionale PDL, Nicole Minetti, qui a pris en charge personnellement la jeune Marocaine lors de son interpellation en mai 2010. Les bureaux de Giuseppe Spinelli, l'homme de confiance de Silvio Berlusconi qui gère une partie de ses biens, surtout immobiliers, ont également été perquisitionnés.

Fin novembre, une ex-call girl, Nadia Macri, 28 ans, avait raconté à des médias avoir participé à au moins trois fêtes dans des villas de Silvio Berlusconi où "il y avait beaucoup de filles" et dont certaines étaient "très jeunes", des propos jugés "dénués de tout fondement" par l'avocat du chef du gouvernement Nicolo Ghedini. Elle avait raconté avoir été abordée en pleine rue par un homme qui "était le chef des gardes du corps de (l'agent de starlettes) Lele Mora" et lui aurait dit : "je connais quelqu'un qui peut changer ta vie... le président (du Conseil)". Nadia Macri a dit avoir été conduite dans les bureaux de Lele Mora, "où se trouvaient d'autres jeunes filles, toutes étrangères", et qu'une sélection aurait alors été effectuée. Selon le Corriere, Lele Mora est également visé par l'enquête.

A noter Silvio Berlusconi a reçu le vendredi 14 janvier une citation à comparaître du parquet de Milan qui mène l'enquête, à une date non précisée.
Cette "nouvelle enquête apparaît tellement absurde et infondée qu'elle ne mériterait même pas un commentaire", ont réagi les avocats du président du Conseil, Piero Longo et Niccolo Ghedini. "Les hypothèses énoncées ont déjà été largement démenties par les témoins et les personnes directement impliquées", ont-ils ajouté dans un communiqué. Les deux défenseurs ont dénoncé "une intromission très grave dans la vie privée du chef du gouvernement sans précédent dans l'histoire judiciaire du pays".

Mais au-delà de l'image déjà bien écornée de Silvio Berlusconi, c'est toute l'Italie, dû à son rang naturellement, qui véhicule dès lors une image négative.

"La réputation du chef du gouvernement est affaiblie à l'étranger. Ce n'est pas une situation facile à gérer car ces graves accusations auront aussi des conséquences politiques étant donné la fragilité du gouvernement", a analysé aujourd'hui, mardi 18 janvier, Franco Pavoncello, professeur de sciences politiques à l'université américaine John Cabot de Rome.

Hier, lundi 17 janvier, dans une requête de perquisition de locaux rattachés à M. Berlusconi, les magistrats ont assuré disposer d'éléments prouvant qu'un "nombre significatif de jeunes femmes se sont prostituées avec M. Berlusconi dans ses résidences en échange de sommes d'argent". Les magistrats ont aussi indiqué avoir recueilli des indices démontrant que le Cavaliere les logeait gratuitement dans un complexe résidentiel luxueux à Milan. Selon le parquet, la dite Ruby, danseuse dans des discothèques, et de son vrai nom Karima El Mahroug, mineure jusqu'en novembre, a fréquenté la villa d'Arcore de M. Berlusconi "entre février et mai 2010". En Italie, être client d'un ou une prostituée n'est pas un délit, sauf s'il s'agit d'un mineur, ce qui est passible de six mois à trois ans de prison selon une loi adoptée par la majorité de M. Berlusconi en 2005.

Pour le politologue français Marc Lazar, spécialiste de l'Italie, "c'est une période très grave, une étape supplémentaire dans une sorte de descente aux enfers" du Cavaliere. Le milliardaire est, selon lui, "incontestablement affaibli face à des révélations de plus en plus rudes". Mais d'autres experts ont minimisé l'impact du Rubygate aussi bien sur le plan judiciaire que politique. Effectivement, il "pourrait s'agir d'un énième épisode du conflit entre Silvio Berlusconi et le parquet de Milan qui ne devrait pas toucher les bases du pouvoir berlusconien", selon Roberto D'Alimonte, professeur de sciences politiques à l'Université Luiss de Rome. "Berlusconi est un libertin, le plus libertin des leaders des pays du G8, mais le libertinage n'est pas un délit en Italie, ce n'est même pas une donnée politique, ses électeurs votent pour lui de toute manière", a-t-il confié à l'AFP. Pour M. D'Alimonte, il n'y a "pas de preuves écrasantes dans les documents du parquet", car aussi bien M. Berlusconi que Ruby nient avoir eu des rapports sexuels, et l'affaire "ne change pas grand chose. Berlusconi est embarrassant depuis 15 ans : il a compromis l'image de l'Italie depuis qu'il s'occupe de politique".

Mais la majeure partie de la presse n'était pas de son avis. "Un leader qui est depuis des jours la risée du monde entier en raison de ses fêtes avec des mineures prostituées peut-il gouverner un pays démocratique ? La réponse est de toute évidence non", juge l'éditorialiste de La Repubblica (gauche).
"La tragédie est celle de l'Italie, un pays qui était respecté dans le monde et maintenant décrit comme un bordel gouverné par un vieux satyre obsédé de sexe", renchérit Il Fatto Quotidiano.
Pour le premier journal de la péninsule, Corriere della Sera (centre), le risque est que "s'instaure un équilibre fondé sur la paralysie : aucune vraie décision du gouvernement, aucun progrès dans l'enquête".

A suivre...

A.I.

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