Dans le cinéma et l’humour, il y a ceux qui percent seuls et il y a les autres. Ceux qui s’entourent de toute une bande de copains dans le même délire qu’eux et avec qui ils vivent leurs plus belles années de galère et de gloire. Tarek Boudali fait partie de ceux-là. Du haut de ses 46 ans, le comédien cumule une sacrée poignée de succès sur grand écran (devant et derrière la caméra) avec l’équipe de La Bande à Fifi composée notamment d’Elodie Fontan, Julien Arruti et Philippe Lacheau bien sûr.
Ce dimanche 25 octobre est d’ailleurs diffusé sur W9 l’un des succès de toute la troupe : Babysitting 2. Pour ce deuxième volet, tout le monde a pris la direction du Brésil pour le tournage où se déroule l’intrigue. Des moments que Tarek Boudali n’oubliera jamais comme il ne reniera jamais ses origines. Très attaché au Maroc où une grande partie de sa famille vit, l’acteur passé par la série En famille a grandi en France. A Paris Match, il s’était confié sur son enfance et sur les difficultés qui découlaient de sa situation.
A l’époque, pas de banlieue chic pour Tarek Boudali et les siens, très vite stigmatisés : “J’ai déjà subi des remarques racistes comme “sale arabe”. Après mon BTS, lorsque je me suis mis à chercher du travail, je me suis inscrit dans une agence d’intérim. C’était très compliqué parce que je suis arabe et que j’ai grandi dans une cité.” C’est à Boulogne que Tarek Boudali a grandi avant la gloire, faisant la fierté de sa mère qui avait eu une parole marquante : “Là où je suis contente et fière de toi, c’est que tu ne m’as jamais ramené la police à la maison.”
Et ce n’est pas parce que Tarek Boudali a réussi qu’il en oublie d’où il vient. S’il ne vit évidemment plus en HLM, hors de question pour lui de bouleverser complètement son train de vie. “Je suis resté le même. Je fais les mêmes choses qu’avant, rien d’extraordinaire. Je ne voyage pas en jet ou en yacht, un jour peut-être… Mes parents voient que je m’éclate dans ce que je fais” indiquait-il.
Des parents qui lui ont inculqué les valeurs du travail et ont toujours voulu que Tarek assure ses arrières : “Mes parents m’ont toujours encouragé, mais à une condition : avoir un diplôme “passe-partout” pour pouvoir retomber sur mes pieds en cas d’échec. Mon père m’avait dit : ‘Je ne t’empêcherai jamais de faire ce dont tu as envie, mais il faut que tu aies une sécurité.’” Ils peuvent souffler : la sécurité, Tarek l’a bel et bien trouvée.