Tahar Rahim n’est pas seulement un acteur talentueux. Derrière ses rôles marquants au cinéma se cache également un passionné de dessin. Il a même réussi à tirer parti financièrement de ses créations lorsqu’il était adolescent. Une anecdote plutôt inattendue que le comédien a racontée dans une vidéo publiée sur Instagram par Konbini, en collaboration avec le Vidéo Club. Et le plus amusant, c’est que cette passion ne l’a jamais vraiment quitté. Aujourd’hui, elle lui permet même de partager de précieux moments avec ses quatre enfants.
Alors qu’il est actuellement à l’affiche des Misérables, la nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo réalisée par Fred Cavayé, Tahar Rahim multiplie les interviews. Dans ce long-métrage, sorti en salles le 14 octobre, il incarne Javert, l’un des personnages les plus emblématiques de l’œuvre, aux côtés notamment de Vincent Lindon et Camille Cottin. Un rôle qui marque une nouvelle étape dans la carrière de celui qui s’était révélé au grand public grâce à Un prophète, de Jacques Audiard. Mais cette fois, ce n’est pas uniquement de cinéma dont il a été question. Invité à participer au format Vidéo Club de Konbini, dans lequel les personnalités reviennent sur les films et les œuvres qui les ont marquées, Tahar Rahim s’est replongé dans ses souvenirs d’adolescence.
L’occasion de raconter cette passion qui occupait déjà une place importante dans sa vie, bien avant qu’il ne devienne comédien. “Le dessin m’a beaucoup, beaucoup aidé pour faire mon travail, sans même que je le sache”, a-t-il expliqué. Car Tahar Rahim ne se contentait pas de griffonner quelques personnages dans ses cahiers. Il prenait son activité très au sérieux. Et visiblement, ses dessins rencontraient un certain succès. “Sans modèle, c’est très compliqué pour moi de dessiner. Et quand j’en ai un, j’arrive à bien le faire”, a-t-il d’abord précisé. Une particularité qui lui permettait de dessiner les héros de Dragon Ball, le célèbre manga japonais créé par Akira Toriyama. À l’époque, les aventures de Sangoku passionnaient déjà de nombreux adolescents. Tahar Rahim ne faisait pas exception, il avait trouvé une manière originale de profiter de cet engouement.
“J’en avais même fait mon petit business. C’est-à-dire que je dessinais et j’en avais vendu un ou deux à l’école, au collège”, a-t-il raconté avec amusement. Et les choses ne se sont pas arrêtées là. Très vite, certains camarades ont commencé à lui passer commande pour obtenir le portrait de leur personnage préféré. “Après, il y a eu des petites commandes : "Moi, je veux que tu me dessines Vegeta, et moi Sangoku…"”, s’est-il souvenu avant d’ajouter : “Après, je pouvais acheter mes petits pains à la récréation. C’était très cool”, a-t-il ajouté. Une anecdote qui a beaucoup fait réagir les internautes. Sous la publication Instagram, plusieurs abonnés ont salué le talent de l’acteur, tandis que d’autres se sont reconnus dans cette petite activité pratiquée sur les bancs de l’école.
“Je faisais exactement pareil à l’école, je prenais à la fin même des commandes”, a notamment raconté une internaute. Une autre personne s’est amusée à résumer cette époque en quelques mots : “Le premier business plan de Tahar Rahim, c’était Dragon Ball”. Mais si cette passion appartient à ses souvenirs d’adolescence, elle n’a pas complètement disparu de son quotidien. Bien au contraire, puisqu’elle lui permet aujourd’hui de créer un lien particulier avec ses enfants. À 45 ans, Tahar Rahim est à la tête d’une famille nombreuse avec Leïla Bekhti. Ensemble depuis plus de quinze ans, les deux comédiens sont les parents de quatre enfants. Leur aîné, Souleïman, est né en 2017. En janvier 2020, le couple a accueilli une petite fille, avant la naissance d’un troisième enfant, un garçon, en décembre de la même année. Leur quatrième enfant, une fille, est venue agrandir la famille en mars 2024.
L'époux de Leïla Bekhti semble avoir trouvé une activité toute simple pour partager des moments de complicité avec sa petite tribu : le dessin. Interrogé par Konbini pour savoir s’il continuait à dessiner, le comédien a répondu sans hésiter. “Oui, ça m’arrive. En fait, ça m’arrive encore de dessiner pour mes enfants”, a-t-il confié. Et il n’a même pas besoin de chercher de nouvelles sources d’inspiration. Car les personnages qui passionnent ses enfants aujourd’hui sont, pour certains, exactement les mêmes que ceux de son adolescence. “Leurs héros d’aujourd’hui, ce sont les héros de mon enfance”, a-t-il expliqué avant de souligner : “Parce que Dragon Ball Z, ils l’ont décliné. Ils ont fait Super, ils ont fait mille choses, et ça existe encore beaucoup. Il y a Naruto qui est arrivé entre-temps. D’ailleurs, Naruto Shippuden, c’est excellent”. De quoi imaginer des moments de partage particulièrement amusants à la maison.