Benjamin Biolay a sorti Le Disque bleu, son nouvel et onzième album le 16 octobre dernier. Un disque enregistré entre Sète et l'Argentine. Une nouvelle vie à plus de 11 000 kilomètres de la France qu'il avait évoquée auprès de nos confrères de Libération. "L'Argentine de Milei (Javier Milel, le président, ndlr), je peux en parler, je vois les dégâts que cela provoque. Mon loyer a augmenté d'un zéro", avait-il lâché. Le 2 novembre 2025, l'interprète de Ton héritage se livre sur son quotidien aux quatre coins du monde, mais surtout loin de Paris.
Il est originaire de Villefranche-sur-Saône, près de Lyon, est habitué à l'agitation parisienne et vit désormais entre Sète et l'Argentine. Une nouvelle vie loin de la capitale, qu'il a quittée "pour des raisons météorologiques et sociales", indique-t-il à nos confrères de La Libre Belgique. Dans Le Disque bleu, il chante d'ailleurs Adieu Paris. L'occasion pour lui de revenir sur son départ de la ville lumière et d'évoquer son rapport à la France, "forcément complexe". "Nous sommes en 2025, vous connaissez la situation. J'aime toujours Paris, j'aime toujours les Français et la France, mais je n'aime pas ceux qui la dirigent, déclare ce père de deux filles - Anna née en 2003 de sa relation avec Chiara Mastroianni et Louise, âgée de 6 ans et dont la mère est l'actrice sud-américaine Sofia Wilhelmi. Tout part en lambeaux et ça m'attriste. Je reste malgré tout optimiste mais il faudra de la patience pour retrouver la bonne humeur. Au Brésil, il leur a fallu tenir six ans sous Bolsonaro avant de se remettre à espérer."
Après son départ de Paris, c'est à Sète que le musicien de 52 ans a posé bagages. Sur place, il possède une bâtisse de rêve avec des murs en sable, le tout situé précisément sur le mont Saint-Clair, une colline avec vue sur tout le port. En bref, dans le Sud de la France, il a trouvé son havre de paix. Mais Benjamin Biolay semble surtout être un citoyen du monde. Il quitte régulièrement la France pour passer du temps en Argentine, où sa fille cadette est installée. "J'y vis trois mois par an, confie-t-il. Comme à Bruxelles, je n'ai pas l'impression d'être un étranger là-bas. J'y ai plein d'amis, beaucoup de musiciens." Tant de lieux où il se sent bien.