Biographie
- Naissance : 30 novembre 1946, Alger (Algérie)
- Signe astrologique : Sagittaire
- Résidence : France
Alexandre Arcady, de son vrai nom Arcady Brachlianoff, naît le 30 novembre 1946 à Alger, alors sous domination française. Il grandit dans une famille modeste, aîné d’une fratrie de cinq frères. Son père, Alexandre Egry, d’origine hongroise, est légionnaire, et sa mère, Driffa Hadjedj, est originaire de Bordj Bou Arreridj en Algérie. Il suit ses études au lycée Bugeaud d’Alger.
En 1961, après l’indépendance de l’Algérie, sa famille quitte la Casbah d’Alger pour s’installer en France, à la Cité Balzac de Vitry-sur-Seine.
Alexandre Arcady épouse Marie-Jo Jouan, journaliste à France 2. Ensemble, ils ont 2 enfants : Lisa et Alexandre, ce dernier devenant réalisateur sous le pseudonyme d’Alexandre Aja.
Il a également une relation avec la réalisatrice Diane Kurys, de laquelle naît un fils, Sacha Sperling, écrivain.
Arcady s’engage à travers son cinéma en abordant des thèmes comme la tolérance et la lutte contre l’antisémitisme. Son film 24 Jours (2014), inspiré de l’affaire du gang des barbares, lui vaut le prix du Conseil représentatif des institutions juives de France.
Réalisateur, producteur et scénariste, Alexandre Arcady se distingue par un style narratif centré sur la communauté juive pied-noire et les questions d’exil. Sa carrière débute à la fin des années 1960, d’abord au théâtre avant de se consacrer au cinéma.
Son premier long métrage, Le Coup de Sirocco (1979), évoque le retour des Français d’Algérie et marque le début d’une série de films explorant les nuances culturelles de la communauté pied-noire.
En 1982, Le Grand Pardon renforce sa notoriété en dépeignant des rivalités familiales sur fond de mafia franco-juive. L’année suivante, Le Grand Carnaval (1983) plonge dans l’Algérie de la Seconde Guerre mondiale, avec un tournage à Bizerte, en Tunisie.
En 1985, Hold-Up marque son incursion dans le cinéma international, avec Jean-Paul Belmondo et Kim Cattrall. Par la suite, il diversifie ses sujets avec des films comme Dis-moi oui... (1995), L’Union sacrée (1989) ou Mariage mixte (2004).
En 2014, 24 Jours aborde le terrorisme et les tensions communautaires en France. Projeté à l’Élysée, ce film illustre son engagement sociétal. En 2023, il adapte son autobiographie dans Le Petit Blond de la Casbah, évoquant son enfance à Alger.
Parallèlement, il réalise des documentaires, comme ceux consacrés à la saga Darty ou à Alain Afflelou.
- Le Grand Pardon (1982)
- Le Coup de Sirocco (1979)
- Hold-Up (1985)
- Le Grand Carnaval (1983)
- L’Union sacrée (1989)
- 24 Jours (2014)
- Comme les cinq doigts de la main (2010)
- Fausse Note (2026)
- Le Petit Blond de la Casbah (2023)
- Sarah et les autres (2021)
Toute la filmographie d’Alexandre Arcady sur Allociné
Arcady fait ses débuts au théâtre en 1970 avec Haute surveillance de Jean Genet, mis en scène au Théâtre Récamier. Il poursuit avec Le Maître du tambour au Théâtre de Suresnes en 1974, puis La Mouche qui tousse de Rebaudengo au Théâtre La Bruyère en 1976.
En 2016, il publie 7 rue du lézard (éditions Grasset et Fasquelle), un récit intime sur ses origines et son parcours.
Il réalise également une carte blanche pour Arte, Sarah et les autres, explorant la montée de l’antisémitisme en France et rendant hommage aux victimes du terrorisme. En 2020, il accompagne Emmanuel Macron à Jérusalem pour le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz, soulignant son engagement mémoriel.
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