Depuis le coup d'envoi de sa série de concerts parisiens, la capitale vit au rythme des apparitions de Céline Dion. Installée à Paris, où elle s'est produite pour la douzième fois le samedi 10 octobre à la Plenitude Arena, la star québécoise ne réserve pas ses plus beaux moments de style à la scène. Chaque jour, c'est devant son hôtel que le spectacle commence. Des dizaines d'admirateurs font le pied de grue sur le trottoir pour saluer leur idole avant qu'elle ne prenne la direction de la salle de concert. Et la chanteuse ne déçoit jamais. Loin des tenues décontractées souvent privilégiées entre deux spectacles de cette envergure, Céline Dion honore ce rendez-vous quotidien avec une allure millimétrée, rythmée par les pièces les plus convoitées de la saison. Sa dernière sortie en date a immédiatement attiré l'attention des observateurs : un tailleur gris impeccablement coupé qui semblait étrangement familier. Pour cause, la silhouette sortait tout juste des podiums.
Pour cette nouvelle apparition devant les objectifs, la chanteuse a jeté son dévolu sur un ensemble Alexander McQueen, une griffe britannique qu'elle affectionne tout particulièrement, mais qu'elle n'avait pas encore portée depuis son arrivée dans la capitale. Le modèle se distingue par une veste grise à la coupe très structurée, fidèle à la précision architecturale propre à la maison. Mais la particularité de cette tenue réside surtout dans son calendrier. Le costume en question provient directement de la collection printemps-été 2027, dévoilée quelques jours plus tôt à l'occasion de la Fashion Week. La création n'est donc pas encore commercialisée et ne sera pas disponible pour le grand public avant plusieurs mois. Si le montant exact de cet ensemble inédit n'est pas connu, les vestes de costume signées McQueen s'affichent en moyenne autour de 2 000 euros sur la boutique en ligne de la marque. Une pièce exclusive, réservée à un cercle très restreint de personnalités capables d'offrir une visibilité mondiale immédiate à des créations à peine sorties des ateliers.
Ce n'est pas la première fois que Céline Dion bénéficie d'un accès aussi privilégié aux dernières créations des couturiers. Depuis le début du mois d'octobre, la chanteuse a fait de ces avant-premières sur le bitume une véritable habitude. Quelques jours plus tôt, elle s'était déjà fait remarquer dans un ensemble Givenchy porté au lendemain même de sa présentation lors du défilé parisien. Une réactivité similaire avait été observée avec une tenue Ferragamo, aperçue à Milan quelques jours seulement avant que l'artiste ne la porte à Paris. Tout au long de son séjour, la diva a multiplié les choix pointus, alternant entre un manteau d'inspiration fourrure signé Phoebe Philo et des silhouettes fortes empruntées à Prada, Balenciaga ou Bottega Veneta. Les maisons de couture n'hésitent plus à lui confier leurs dernières créations pour les voir prendre vie en dehors du cadre feutré des salons de présentation.
Cette démonstration de style ne s'arrête pas au perron de l'hôtel. Chaque soir à la Plenitude Arena, Céline Dion prolonge ce vestiaire couture sous les projecteurs, vêtue notamment d'une robe Dior accompagnée de créations de haute joaillerie Bvlgari. Entre la scène et ses sorties publiques, la chanteuse fait disparaître la frontière avec une facilité déconcertante. En descendant saluer son public dans des vêtements tout juste présentés à la presse spécialisée, elle confirme son statut particulier dans le paysage de la mode, où les podiums semblent désormais s'étendre jusqu'aux rues de Paris.