Le souvenir de la précédente affaire est encore bien présent. Moins de deux ans après qu’un cerf a été tué sur sa propriété normande sous les yeux de sa mère, Luc Besson a découvert un nouveau cadavre de cervidé, cette fois décapité, à proximité de son domaine dans l’Orne. Une découverte macabre que le réalisateur a dénoncée sur les réseaux sociaux, alors que la saison de chasse venait de débuter. Si le cinéaste met directement en cause les chasseurs, les circonstances exactes de la mort de l’animal restent toutefois incertaines.
Dimanche 20 septembre, Luc Besson a publié sur X une photographie d’un cerf sans tête, retrouvé près d’une clôture de sa propriété. Une découverte qui lui a immédiatement rappelé l’épisode de 2025. "Après avoir égorgé un cerf sous les yeux de ma mère, l'année dernière, la chasse est à nouveau ouverte ! Maintenant, ils décapitent les cerfs devant chez moi et laissent pourrir les corps. Et on ose parler de la 'noblesse' de la chasse ?", écrit-il. Le réalisateur fait ainsi référence à son vaste domaine normand. Luc Besson possède le château des Laitiers, à Cisai-Saint-Aubin, dans l’Orne, une propriété d’environ 160 hectares, dont une partie boisée. Sa mère Danielle y réside également.
En février 2025, un cerf poursuivi par une meute de chiens avait pénétré sur la propriété. Deux chasseurs l’avaient suivi jusque devant la maison de Danielle Besson, alors âgée de 85 ans. L’un des hommes avait achevé l’animal à coups de dague, une scène filmée par la mère du réalisateur. L’affaire avait finalement été portée devant le tribunal judiciaire d’Argentan. En janvier 2026, les deux chasseurs ont été condamnés pour chasse non autorisée sur le terrain d’autrui et chasse à l’aide d’un moyen prohibé. Parmi les sanctions prononcées figuraient notamment un stage de sensibilisation et le retrait de leur permis de chasse pendant un an.
Pour autant, aucun élément ne permet à ce stade d’affirmer que les chasseurs sont responsables de la mort ou de la décapitation de ce nouveau cerf. La Fédération des chasseurs de l’Orne a contesté le récit du réalisateur, affirmant notamment que l’animal était mort depuis plus d’une semaine et que sa mort ne serait donc pas liée à l’ouverture de la chasse. Elle indique également que la carcasse ne présentait pas de trace correspondant à un tir. Ces éléments ne permettent pas pour autant de déterminer avec certitude comment l’animal est mort ni qui a procédé à sa décapitation. Une nouvelle découverte qui ravive donc les tensions autour de la propriété de Luc Besson, déjà au cœur d’une affaire judiciaire retentissante quelques mois auparavant.