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Edouard Molinaro : Oscar, La Cage aux folles... L'un des maîtres de la comédie

Le cinéaste Edouard Molinaro est mort ce samedi 7 décembre au matin, succombant à une insuffisance respiratoire à l'hôpital Tenon à Paris. Il laisse derrière lui une foule de longs métrages qui ont marqué le cinéma, parmi lesquels l'oeuvre légendaire La Cage aux folles, adaptation de la pièce de Jean Poiret, où brillent Michel Serrault et Ugo Tognazzi. Figure de la comédie française, il a également dirigé la pointure comique Louis de Funès, révélée Emmanuelle Béart, et offert le rôle flamboyant de Beaumarchais à Fabrice Luchini. De nature modeste et travailleur, il n'a jamais renié son cinéma populaire.

Les débuts

Edouard Molinaro est né à Bordeaux le 13 mai 1928 dans une famille bourgeoise. Il se lance dans des concours de courts métrages amateurs dans sa jeunesse, qu'il passe en Gironde, entre Bordeaux et La Réole. Il fait ses armes comme assistant-réalisateur, oeuvrant aussi pour des films industriels. Le réalisateur gagne à ses débuts ses galons avec le polar, à travers les longs métrages Le Dos au mur, Des Femmes disparaissent et Un Témoin dans la ville à la fin des années 1950. Le coeur de la cinéphilie française bat au rythme de la Nouvelle Vague mais Molinaro s'en tiendra à l'écart, préférant un autre chemin.

En 1967, Edouard Molinaro dirige Louis de Funès dans l'adaptation de la pièce de théâtre de Claude Magnier, Oscar. Avec plus de 6 millions d'entrées, le film est un succès et le réalisateur a su filmer le génie de De Funès : "Et si 'Fufu' y est génial, Edouard Molinaro y est pour beaucoup qui parvient à allier l'hystérie de son comédien à son goût du rythme gracieux à l'américaine, style Howard Hawks", lit-on dans Télérama. Deux ans plus tard, ils collaborent de nouveau ensemble pour Hibernatus, avec moitié moins d'entrées mais d'innombrables diffusions à la télévision qui lui ont permis de faire partie, lui aussi, des comédies populaires dans l'esprit des Français.

''La Cage aux folles'' mais seulement

Jacques Brel aura également le plaisir de tourner pour Edouard Molinaro, dans Mon oncle Benjamin (1969) et dans L'Emmerdeur (1973) avec Lino Ventura. Le scénario est signé Francis Veber, d'après sa pièce Le Contrat. Il enchaîne les succès mais le triomphe viendra inmanquablement avec La Cage aux folles, adaptation de l'oeuvre de Jean Poiret qui permis à Michel Serrault de décrocher son premier César. 5,4 millions d'entrées en France mais aussi un succès aux Etats-Unis avec trois nominations aux Oscars en 1980 : meilleurs scénario, costume et réalisateur !

Edouard Molinaro ne s'opposera pas à une suite à son triomphe, La Cage aux folles 2, et il dirigera les jeunes vedettes du moment, Daniel Auteuil et Gérard Jugnot dans Pour 100 briques t'as plus rien en 1982. Des films simplement amusants, certes, des classiques du cinéma comique français aussi. De plus, avec L'Amour en douce, toujours avec Auteuil, il révèle une certaine Emmanuelle Béart...

Un artisan humble et passionné

Dans les années 1970, il a du mal à se défaire d'un "cinéma commode", écrit Télérama, mais la décennie de 1990 lui permet d'afficher tout son talent avec l'adaption de la pièce Le Souper (1992) avec les Claude Brasseur et Rich et la biographie Beaumarchais l'insolent (1996) avec un Fabrice Luchini. Ce dernier, flamboyant dans un rôle qui semble fait pour lui, est nommé pour le César du meilleur acteur en 1997. Au micro d'Europe 1, il s'est d'ailleurs exprimé sur le décès du cinéaste : "On a été très complices. Il faisait partie de cette famille de metteurs en scène qui faisaient des films avec l'acteur", a-t-il confié le comédien, ajoutant qu'il était un "un homme très humble", "très en retrait" et "passionné par la littérature".

Pour la télévision, Edouard Molinaro avait beaucoup oeuvré, comme avec Claudine, Au bon beurre, Nana et Une famille pas comme les autres. Il avait réalisé plusieurs épisodes de Navarro avec Roger Hanin, de la série H ou plus récemment du Tuteur avec Roland Magdane, et s'était lancé en 2011 à l'âge de 83 ans pour la première fois dans la mise en scène au théâtre avec Fume cette cigarette, au théâtre des Mathurins, une pièce d'Emmanuel Robert-Espalieu, avec Axelle Laffont (son beau père puisque le metteur en scène s'est remarié avec la mère d'Axelle quand l'enfant avait 9 ans) et Vincent Desagnat.

Remarqué le 4 septembre 2013 à la Cinémathèque française à l'ouverture de la rétrospective Michel Piccoli qu'il a dirigé dans Les Grandes familles pour la télévision, Edouard Molinaro est, à l'image de Georges Lautner disparu le 22 novembre, un cinéaste qui maîtrisait le cinéma populaire. "Dans le divertissement comme dans des registres plus graves, il visait bien, c'est-à-dire toujours haut, et touchait juste", a déclaré la ministre de la Culture Aurélie Filippetti dans un communiqué.

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