C’est dans une longue robe blanche, ornée de discrets motifs végétaux, que Béatrice Borromeo a fait son entrée au défilé Dior Homme printemps-été 2026 à Paris, le 27 juin 2025. Silhouette gracieuse, lunettes de soleil, allure impeccable, comme à son habitude, l’épouse de Pierre Casiraghi a captivé les regards. Et encore un peu plus ce jour-là… Le choix de cette tenue ample, à la coupe étudiée, n’était en effet pas anodin. Derrière l’élégance naturelle de la journaliste italienne se devinait une intention subtile, qui n’a pas échappé aux observateurs les plus attentifs.
Quelques semaines plus tard, le doute a été levé. Paris Match annonçait en couverture, photos à l'appui, que Béatrice Borromeo et Pierre Casiraghi attendaient leur troisième enfant. Une officialisation discrète, à l’image du couple déjà parents de deux garçons, Stefano, né en février 2017, et Francesco, en mai 2018. Dans quelques mois, la jolie maman, qui vient tout juste de fêter ses 40 ans, et le fils cadet de Caroline de Monaco, qui fête ses 38 ans ce 5 septembre, agrandiront donc leur foyer.
Un heureux événement qui survient dix ans tout juste après que le couple s’est uni civilement au Palais princier de Monaco, cérémonie qui avait été suivie d’un fastueux mariage religieux en Italie. Il avait attiré le Gotha européen, et des stars comme Lana Del Rey ou Eva Herzigova, ainsi que des représentants des grandes familles aristocratiques italiennes. La fête s’était déroulée dans la forteresse Rocca d’Angera, plus connue sous le nom de Château Borromeo, sur les rives du lac Majeur. Les Borromeo y possèdent depuis le XVe siècle, avec les célèbres îles Borromée, un patrimoine historique unique au monde.
Née le 18 août 1985 à San Candido, dans le Haut-Adige, Béatrice Borromeo est donc issue de cette lignée aristocratique qui remonte au XIIIᵉ siècle. Son père, Carlo Ferdinando Borromeo, porte le titre de comte d’Arona, et appartient à une famille lombarde dont le nom reste indissociable de l’histoire italienne. Quant à sa mère, Paola Marzotto, elle appartient pour sa part à une grande dynastie industrielle italienne.
Une lignée qu’honore Béatrice, à plus forte raison du fait de son mariage avec un Grimaldi. Avec toutefois une singularité : malgré ses racines nobles, et en dépit de son alliance avec une famille princière, la sublime jeune femme, dont les journées de maman sont bien remplies, ne peut se targuer de porter aucun titre.
La “comtesse” Borromeo, ainsi qu’on l’appelle à tort, ne manque pourtant pas d’atouts. Elle a commencé sa carrière comme mannequin, et depuis 2021, elle est l’un des visages de la maison Dior. Mais la jeune femme est avant tout une journaliste, très célèbre de l’autre côté des Alpes.
© BestImage, Mirrorpix / Bestimage
Après des études brillantes à la Bocconi, prestigieuse université milanaise de sciences économiques, elle a poursuivi sa formation à Columbia, à New York, où elle s’est spécialisée en journalisme. Son travail se distingue par un intérêt prononcé pour les questions sociales et judiciaires : elle s’est notamment penchée avec beaucoup de courage sur des sujets très épineux comme la criminalité organisée, avant de consacrer un film à Emmanuel de Savoie.
Mais comment se fait-il que cette figure de la jet-set italienne et monégasque, porteuse d’un nom prestigieux, ne détienne, malgré les appellations que la presse lui prête parfois, aucun titre de noblesse ? Une singularité que détaille Bertrand Meyer, auteur de La véritable Grace de Monaco (Pygmalion).
Interrogé par Purepeople, l’écrivain et spécialiste des têtes couronnées revient sur ce paradoxe : "C’est une brillante journaliste, détaille notre confrère, qui a produit des documentaires courageux, tant sur la mafia que sur Emmanuel de Savoie, envers lequel elle s’était montrée critique. Une femme intelligente donc, dotée de surcroît d’un corps parfait. Pour autant, elle a beau vivre dans un monde privilégié, elle n’a rien d’une pimbêche. Tous les gens qui la connaissent ne me disent que du bien d’elle. Du reste, Caroline, sa belle-mère, s’entend bien avec elle."
Revenant sur les origines de son nom et de sa généalogie, Bertrand Meyer explique : "Il est vrai que, même si l’on trouve dans la presse le terme de 'comtesse', voire celui de 'princesse' souvent accolé à son nom, elle ne porte en réalité aucun titre nobiliaire. Cela tient, précise l’expert, à une particularité de sa filiation : ses parents n’ont pas contracté de mariage religieux. Or selon la tradition aristocratique italienne, seuls les enfants issus d’une union canonique étaient appelés à bénéficier de titres."
Bertrand Meyer tient toutefois à relativiser cette spécificité de Béatrice Borromeo : "Il faut rappeler que depuis la promulgation de la Constitution italienne en 1948, deux ans après l’abolition de la monarchie, ces titres relèvent d’une tradition purement honorifique. Béatrice n’a donc rien perdu d’essentiel. Quant à son mari, bien que membre de la famille princière de Monaco, Pierre Casiraghi ne porte aucun titre de noblesse. Elle n’en a donc pas acquis par son mariage, puisque son époux n’est pas prince."
Aux côtés de Béatrice, Pierre Casiraghi mène lui aussi une vie intense. À 37 ans, le benjamin de Caroline de Monaco partage son temps entre ses responsabilités au sein d’Engeco, l’entreprise familiale de construction fondée par son père Stefano, et sa passion pour la voile. Vice-président du Yacht Club de Monaco, il a multiplié ces dernières années, avec succès, les régates internationales, embarqué sur certains des monocoques les plus rapides du monde. Une passion qui l’a souvent conduit à passer des nuits blanches en mer, affrontant le vent et les vagues avec la même ténacité que son père, disparu tragiquement lors d’une course de bateau en 1990. Avec l’arrivée prochaine de son troisième enfant, Pierre Casiraghi pourrait bien devoir lever un peu le pied et troquer les quarts de nuit au large pour d’autres veilles, celles, plus tendres, passées au chevet d’un nouveau-né…
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