Derrière le glamour des tapis rouges et le prestige d'une immense carrière jalonnée de chefs-d'œuvre se cache parfois une réalité physique bien plus douloureuse. Pour l'actrice Carole Bouquet, qui fêtera ses 69 ans le 18 août prochain, le quotidien est marqué par un combat invisible mais permanent contre la souffrance. Tout a basculé en 2013, dans sa magnifique propriété de l'île de Pantelleria en Italie. Alors qu'elle descendait les escaliers de sa demeure, les mains dans les poches et le sourire aux lèvres, la comédienne a lourdement chuté, sa tête heurtant le sol. Cet accident d'une rare violence lui a valu de nombreux points de suture sur le visage et, surtout, la rupture d'un nerf très important au niveau de la bouche.
Treize ans plus tard, les séquelles de cette chute se traduisent par une névralgie du trijumeau, une affection nerveuse réputée pour causer des douleurs faciales parmi les plus intenses qui soient. Pour réussir à continuer de tourner sur les plateaux de cinéma ou à monter sur les planches, Carole Bouquet a dû mettre en place des stratégies de fortune, comme consommer de la glace pilée ou mâcher du chewing-gum afin d'atténuer la crise nerveuse. Malheureusement, ces astuces temporaires sont bien loin de suffire pour éteindre définitivement ce feu intérieur.
Comme Carole Bouquet l'a récemment confié avec une sincérité désarmante auprès de Paris Match, la douleur est parfois si aiguë qu'elle est contrainte de rester sans bouger dans sa chambre durant des journées entières. Ce fut notamment le cas après un épisode marquant en octobre 2025 : alors qu'elle jouait sur la scène de La Scala de Paris dans la pièce Le Professeur, Carole Bouquet a été victime d'un malaise en pleine représentation. Sentant ses forces l'abandonner pendant trois longues minutes, elle s'est effondrée très progressivement pour ne pas effrayer les spectateurs, avant que la metteuse en scène Muriel Mayette-Holtz ne prenne courageusement le relais.
Pourtant, malgré ces alertes physiques et ces souffrances qui ne la quittent jamais, la comédienne exclut totalement l'idée de prendre sa retraite. Pour elle, renoncer serait perçu comme un abandon vis-à-vis de l'héritage de son père, mais aussi vis-à-vis de ses deux fils : Dimitri et Louis. Gardant une lueur d'espoir malgré les déceptions médicales accumulées, Carole Bouquet confie : “J’ai essayé en vain tout ce qui existe pour la névralgie du trijumeau, mais je ne désespère pas de venir à bout de mes souffrances dans un avenir proche. Je continue à essayer de nouveaux traitements à l’hôpital.” Une résilience hors du commun.
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