"J’ai grandi dans le secret et, du jour au lendemain, j’étais placardée dans toutes les rues de Paris", confiait Mazarine M. Pingeot à Madame Figaro en janvier 2025. La fille cachée de l’ancien Président François Mitterrand dont l’existence a été officiellement révélée à ses 19 ans en 1994 par Paris Match, a vécu une enfance particulière et presque clandestine...
Mazarine M. Pingeot habitait secrètement dans le palais de l'Alma avec sa mère Anne Pingeot, la conservatrice du Louvre et du musée d'Orsay. Un appartement situé au 11 quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris, où François Mitterrand rendait en toute discrétion visite à sa maîtresse et leur fille. Alors en exercice, le Président était marié à une autre : Danielle Mitterrand.
La Première Dame, sous le feu des projecteurs et au courant des tromperies de son époux, aura malgré tout donné naissance aux trois fils du Président socialiste : Pascal en 1945, malheureusement décédé à trois mois de vie, Jean-Christophe en 1946 et Gilbert en 1949. La seconde Dame, restée dans l’ombre, accouchera seule dans une clinique à Avignon de Mazarine, le 18 décembre 1974. Dix ans plus tard, en 1984, François Mitterrand reconnaîtra la petite fille, mais gardera sa deuxième famille à distance de sa vie médiatique.
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Alors que François Mitterrand aurait fêté ses 109 bougies ce 26 octobre 2025, s'il n'avait pas été rongé par un cancer de la prostate et poussé son ultime souffle à 79 ans le 8 janvier 1996, sa fille unique Mazarine M. Pingeot a réussi tant bien que mal à se construire loin de la presse à scandales. A son tour, Mazarine M. Pingeot a aussi expérimenté plusieurs amours et est devenue mère de trois enfants.
Si son père avait supposément eu une autre liaison secrète avec une certaine Dalida, Mazarine M. Pingeot a visiblement toujours préféré ouvrir son cœur à des personnes moins exposées médiatiquement. Ainsi, elle a vécu cinq ans avec Ali Baddou, également agrégé de philosophie, avant qu'il ne débute sa carrière dans les médias. En 2001, elle rencontre Mohamed Ulad-Mohand, pensionnaire de l'académie de la Villa Médicis de Rome.
Avec ce réalisateur et producteur d'origine marocaine, elle connaîtra les joies de la maternité. Astor, le premier enfant du couple naît en 2005, puis viennent Tara, en 2007, et Marie, en 2009. Mazarine M. Pingeot se séparera en 2014 du père de ses enfants, contre qui elle a dû porter plainte pour non versement de pension alimentaire.
Celle qui est devenue l'auteure d'une quinzaine d'ouvrages, mais aussi docteure en philosophie et professeure à l'Université Sciences Po Bordeaux, s'est ensuite mariée en 2017 à Didier Le Bret, un discret diplomate, en présence de François Hollande et Julie Gayet.
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Et Mazarine M. Pingeot, 50 ans aujourd'hui, peut être fière de son parcours et de sa progéniture. Ses deux aînés, Astor et Tara, respectivement 20 et 17 ans, semblent avoir beaucoup d'ambition pour leurs jeunes âges. Pour preuve, ils s'orientent déjà vers des carrières intellectuelles, certainement bien guidés par les exemples gravitant autour d'eux depuis petits.
Sur sa page LinkedIn, Astor Ulad-Mohand précise avoir passé son baccalauréat au Lycée Charlemagne de Paris, suivi une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce au Lycée Lavoisier avant d'intégrer L'École supérieure de commerce de Paris (ESCP Business School). Actuellement en Master de management, celui qui parle anglais et allemand, aurait déjà décroché un premier job de rédacteur pour le groupe médias 2 Empower depuis ce mois d'août.
C'est sa soeur, Tara Ulad-Mohand, qui l'a félicité pour ce poste sur le même réseau professionnel : "Félicitations Astor. C’est une réussite bien méritée !", écrivait la jeune femme de 17 ans. Le groupe possède notamment les marques Major-Prépa, un média référence pour les étudiants en prépas économiques et commerciales, ainsi que Business Cool, un média pour les étudiants des Grandes Écoles.
De son côté, Tara Ulad-Mohand a décroché son baccalauréat général "Mathématiques, Histoire-Géographie, Géopolitique, Sciences Politique" avec la mention très bien dans le réputé Lycée parisien Henri IV, où sa mère fut également élève des années plus tôt. Tara Ulad-Mohand a ensuite intégré une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce au Lycée Saint Louis.
En outre, la jeune fille a été secrétaire, puis Présidente de l'association La maison des lycéens du lycée Henri IV. En juillet 2025, elle a complété sa formation en effectuant un Stage d’observation d’une semaine à l’Académie Diplomatique et consulaire... Entre les mots, la politique ou le commerce, les aînés de Mazarine M. Pingeot semblent encore avoir quelques hésitations, mais une chose parait certaine, ils ont la tête bien faite et l'envie de se bâtir un CV solide pour l'avenir.
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