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Noémie Lvovsky, réalisatrice de Camille redouble, dévoile ses fêlures...

Avec son titre joyeux et malin, Camille redouble, son énergie qui se répand comme le tube de Nina Hagen, la nouvelle réalisation de Noémie Lvovsky fait des étincelles au sein du box office. Précédé d'un excellent accueil lors du Festival de Cannes, où il était présenté dans la Quinzaine des réalisateurs, ce long métrage est au top du box office avec 191 817 entrées entre son jour de sortie et dimanche soir, dépassant le western de gangsters Des hommes sans loi.

Les fêlures de l'enfance

Derrière l'apparente fantaisie de Camille redouble, se cache une bouleversante réflexion sur le temps, la perte et les regrets. L'héroïne, incarnée par la réalisatrice elle-même, remonte le temps, se retrouvant l'année de ses 16 ans, mais dans son corps de quadragénaire. Elle retrouve son mari avant qu'elle ne tombe enceinte, sa bande de copines avant que la vie ne les éloigne, et sa mère, avant qu'elle ne décède. Une oeuvre qui possède une douce magie grâce à son auteur qui dévoile ses fêlures du passé comme ses joies d'artistes.

"Mes grands-parents paternels, juifs et socialistes, ont été déportés, ils sont morts dans les camps. Mais on n'en a jamais parlé," dira Noémie Lvovsky dans Causette. Son père ne peut pas en parler, et ce qu'elle sait de lui, c'est "qu'après la guerre, il bégayait et il écrivait à l'envers. Cet ex-boxeur semi-professionnel qui avait entamé des études de médecine a dû se reconvertir. Il est devenu ophtmalmo." Du côté de sa mère, la douleur est aussi grande : "Il y avait un lien très fort entre nous. Mais les médecins l'ont désignée comme folle." Elle a quitté le foyer lorsque Noémie avait 9 ans. De quoi faire naître un sentiment d'insécurité. Mais ses parents l'aimaient, "mal, sans me le dire, mais pourtant je n'en ai jamais douté."

"Trop de cernes" et "pas assez vieille"

Noémie Lvovsky, charmante, charmeuse et souriante, illumine chacun des films auquel elle a participé. Qui ne l'a pas aimé en maman dans Les Beaux gosses, en maquerelle dans L'Apollonide ou dans la cour de Versailles dans Les Adieux à la reine ? Et pourtant, l'actrice et réalisatrice possède des fêlures qui ne transpirent pas l'écran. Elle a été traumatisée par le discours d'un prof de théâtre de sa jeunesse, la trouvant trop cernée pour jouer les jeunes premières et pas assez vieille pour être la confidente. Elle choisira alors de se spécialiser dans le scénario, et aura sa bande, avec Arnaud Desplechin, Valeria Bruni-Tedeschi, entre autres. Jouer devant sa caméra, elle ne le voulait pas pour Camille redouble, mais elle a été obligée par son producteur Jean-Louis Livi : "On a tenté une première fois, et j'étais épouvantable." Jusqu'à ce qu'elle tente dans les conditions de tournage, et l'alchimie prendra.

L'alcool

Dans le film, son personnage a un lourd penchant pour l'alcool. Ce qui fait écho à son vécu : "Oui j'ai eu une période alcoolique. J'ai beaucoup bu et j'ai adoré ça. Heureusement, j'ai commencé tard sinon je crois qu'on n'en sort pas. J'avais une trentaine d'années, je devais avoir un terrain toxicomane, une fragilité. Je suis tombée de dans d'un seul coup. [...] Ça a duré une douzaine d'années. J'en suis sortie grâce aux alcooliques anonymes," expliquera-t-elle dans les pages de Causette.

L'art de la fougue

Le ton est euphorique néanmoins lorsqu'elle parle de ses comédiens, Jean-Pierre Léaud et Yolande Moreau, qui incarne sa mère dans Camille redouble. "Yolande, je la connais depuis toujours, mais là, je suis tombée amoureuse ! C'est une femme pour qui je pourrais virer ma cuti !" Ses mots sont dans Causette, et pour Libération, elle ajoutera qu'elle est de la trempe de Gena Rowlands, Anna Magnani et Meryl Streep. Avec cette même fougue, elle se souviendra de la scène qu'elle a tourné avec un jeune garçon qui devait l'embrasser : "J'avais peur, je ne savais pas à quoi m'attendre, no comment on embrasse. Je redevenais super-pucelle."

Camille redouble, actuellement en salles
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