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Tony Saint-Laurent (Comedy Club): 'Je suis célibataire comme dans un boys-band'

Membre de la troupe du Jamel Comedy Club, Tony Saint-Laurent est un sacré personnage. Son humour est décalé, et le jeune dandy est le roi de l'autodérision. Mais la force de Tony, c'est son style plutôt inclassable. Découvrir son spectacle, c'est avant tout comme s'installer à un bar et discuter avec un ami. Une discussion de comptoir amusante et piquante qui ne vous laissera pas de marbre. Et si avec son sourire charmeur et son regard tendre, Tony ressemble à un ange, ne vous y fiez pas... Le dandy du Comedy Club n'épargne pas les membres de son public !

Alors qu'il jouera pour la dernière fois samedi aux côtés de la troupe du Comedy Club avant la rentrée, Tony Saint-Laurent a accordé une interview à Purepeople.com entre deux rendez-vous chez le coiffeur... Une chose est sûre : difficile d'interviewer Tony sans rire à chacune de ses répliques. Un phénomène qui n'a pas fini de faire parler de lui.

Purepeople : Ces histoires que vous racontez dans votre spectacle, ce sont les vôtres, celles de vos amis ? Quelles sont vos inspirations ?
Tony Saint-Laurent : Quand j'ai commencé dans ce métier, on m'a dit "parle de ce que tu connais, c'est ce que tu fais de mieux. Mais avant de parler de ce que tu connais le mieux, va me chercher un coca et passe un coup de balai parce que c'est crade par terre et nous, les équipiers de chez Mac Donald on doit rester pro".

PP : Virginie, cette ex dont vous nous peignez le portrait dans votre spectacle, a-t-elle vraiment existé ?
Tony S.L : Virginie, c'est la somme de deux ex. Une qui s'appelait Victoria et une autre qui s'appelait Didier ! Non, sérieusement, c'est la somme de deux ex, enfin de mes ex. J'en ai pas eu plus de deux dans toute ma vie, mais ce n'est pas que je n'ai pas voulu...

PP : Elles ont vu le spectacle ?

Tony S.L. : Jamais ! Je veux pas leur mettre d'invitations, elles m'ont fait cocu (Rires) ! Je déteste quand il y a des gens qui me sont chers dans la salle. Ma mère est venue une fois, mais il a fallu qu'elle me travaille au corps... Je préfère qu'ils soient dans la salle mais qu'ils ne me le disent pas.

PP : Votre grand-mère a-t-elle vraiment Alzheimer ?
Tony S.L : Oui, on l'a tous, dans la famille... C'est quoi, déjà, votre question ? Oui, on a tous Alzheimer dans la famille. C'est quoi, votre question, déjà ? Ma grand-mère, elle est très "ranma" (marrante, NDLR). Elle sort des trucs, elle fait pas exprès, mais elle sort des énormités. Elle me fait mourir de rire... À mes premiers passages télé, elle était contente, elle se sentait obligée de le placer dans les conversations, elle allait à la boutique SNCF "je voudrais un billet et vous me faites un prix parce que mon petit-fils, il passe à la télé", chez Casino à la caisse "je prends du camembert car mon petit-fils qui passe à la télé aime bien", ou même dans la rue, "vous pouvez pas vous garer, il y a mon petit-fils qui passe à la télé qui arrive"...

PP : Comment avez-vous débuté dans l'humour ? Quel a été le déclic ?
Tony S.L :
Quand j'étais gamin, j'avais vu le film Les Bronzés font du ski. Bon, moi, perso, je skie trop mal, je ne tourne qu'à gauche. Je sais pas tourner à droite donc à un moment, je suis obligé de déchausser et de retraverser toute la piste pour la recommencer en allant toujours vers la gauche. Quand j'ai vu ce film, j'ai dit : "C'est ça que je veux faire plus tard, je veux faire le Club Med et bosser en short au soleil". Alors, je leur ai envoyé un CV mais il n'a pas été retenu. Je leur ai fait un deuxième CV et là, j'ai mis la totale : Bac +5, stage à la NASA, humanitaire au Rwanda, je parle cinq langues, le russe, l'américain, le japonais, le chinois, le verlan... Tout ce qu'ils voulaient, en résumé. J'ai été pris direct. J'ai fait G.O. pendant cinq ans. J'ai beaucoup voyagé. J'étais l'animateur du village. Plus exactement, j'étais celui qui se déguisait, des conneries comme ça. Après, ça a commencé à cogiter et j'ai arrêté le Club. C'était il y a cinq ans et je me suis dit qu'il était temps que je fasse un spectacle. C'est là où tout a commencé, je suis allé voir plein de spectacles et puis après, j'ai commencé les cafés-théâtres. J'ai joué pas mal de temps dans la cave du resto d'un pote, Le Paname, et au Caveau de la République. Mais Le Club Med, c'est mon école !

PP : Votre première scène ?
Tony S.L : Le Bec fin. C'est la première scène d'Eric et Ramzy. Aujourd'hui, c'est devenu un traiteur chinois. C'était un restaurant avec une salle en haut. J'ai eu la chance, une fois, de voir chez Ramzy leur premier passage sur scène car ils l'ont filmé sur une VHS et il me l'a montrée. J'ai pleuré de rire. C'était incroyable !

PP : Comment avez-vous atterri au Comedy Club ?
Tony S.L : J'ai commencé au Comedy Club en même temps que Malik Bentalha (un autre membre, NDLR), on a fait une audition ensemble au Point Virgule, il y a au moins trois ou quatre ans. On a commencé quasi ensemble, on s'est tout de suite lié d'amitié. Et puis, on a bossé sur des trucs différents. Avant d'entrer au Comedy Club, j'ai longtemps bossé avec Cyril Hanouna.

PP : Comment l'aviez-vous rencontré ?
Tony S.L : Cyril Hanouna, c'est la première personne qui m'a fait vivre de ce métier. Il m'a vu une fois sur scène, il m'a vu après le spectacle et m'a dit "appelle-moi demain, c'est très drôle, ce que tu fais". Je l'ai appelé le lendemain et on a travaillé direct ensemble sur Touche pas à mon poste et le gala Ni pute ni soumise. On a écrit ensemble. On s'est lié d'amitié. En plus, il fait les meilleures boulettes de tout Paris !

PP : Et donc, le Comedy Club ?
Tony S.L : Eh bien, j'écrivais pour Malik (Bentalha, NDLR) pour la chronique radio d'Europe 1. La chronique de Malik cartonnait, on faisait les meilleures audiences d'Europe 1. Alors ça les a un peu intrigués. C'est comme ça que Jamel (Debbouze, NDLR) m'a appelé pour que je rejoigne la troupe. Je n'ai pas fait les castings, en me disant "je veux que Jamel il me produise...". J'y suis allé parce que c'est là où je devais aller. Le Comedy Club, c'est un peu le premier jour du reste de ma vie !

PP : Depuis combien de temps maintenant êtes-vous au Comedy Club ?
Tony S.L : Avec la troupe, ça fait une saison. Et Jamel, c'est devenu mon producteur depuis trois mois. On a fait un showcase, il y a une semaine, au Comedy Club, ça c'est très bien passé. On prépare de belles surprises pour mon one-man show à la rentrée...

PP : Comment cela s'est-il passé avec Jamel Debbouze ?
Tony S.L : Avec Jamel, on a tout de suite sympathisé, accroché. Je l'ai toujours admiré. Bosser pour lui, c'était un honneur. C'est un grand monsieur ! Je me sentais comme chez moi au Comedy Club. C'était une évidence.

PP : Depuis le début, vous jouez toujours le même spectacle, mais vous écrivez aussi pour les autres. Que préférez-vous finalement ?
Tony S.L : C'est tellement dur d'écrire un spectacle. J'écris seul de A à Z. Mais écrire pour les autres, c'est encore plus dur parce qu'il faut que tu t'adaptes à eux. On m'a souvent sollicité, mais je dis tout le temps non à part pour les gens que je connais, comme Malik. C'est une galère !

PP : Quels sont vos projets pour l'avenir proche ?
Tony S.L : Je bosse sur un programme court pour la télé, que j'écris et où on me verra. La chaîne, je peux pas le dire pour le moment, c'est encore en pourparlers. On hésite.. CNN ou CBS. Et mon spectacle à la rentrée est aussi en pourparlers. Peut-être Madison Square Garden ou Théâtre de Clichy en Saône-et-Loire.

PP : Intéressé par le ciné ?
Tony S.L : Oui, j'aimerais écrire un film. J'ai le pitch déjà, je vais m'y mettre très sérieusement. Peut-être avec quelqu'un, pour être structuré. Je suis sur un coup avec Scorsese. Normalement, avec Martin, on va écrire un film. Faut qu'on voie avec mon emploi du temps parce que je vais trop à la salle de muscu. Mais en vrai, j'ai une idée de film, c'est une comédie avec des potes comme moi, avec des vrais gens. Si t'as fait ce métier-là, t'as forcément envie de ça à un moment dans ta vie. C'est pas la même relation avec le public mais c'est quand même mortel, le cinéma. Je pense que j'aurai toujours l'envie de monter sur scène ! Je vis pour ça.

PP : Quelles ont été vos inspirations dans le milieu des humoristes ?
Tony S.L : Jamel ! Jamel, parce qu'il m'a fait mourir de rire. Jamel, Eric et Ramzy, Edouard Baer, Benoît Poelvoorde. J'aime beaucoup Edouard Baer. J'aime aussi Leslie Nielsen, celui qui a fait Y a-t-il un flic pour sauver l'avion ? Et Peter Sellers. Ça, c'est vraiment les mecs qui m'ont fait mourir de rire. Des nanas, il y en a moins, mais qu'est-ce qu'elles sont drôles, celles qui sont là. Florence Foresti, Julie Ferrier, j'adore Julie Ferrier. Elle m'adore, elle voulait me galocher à Marrakech mais j'ai pas voulu.

PP : Ce Marrakech du rire alors, quelques mots ?
Tony S.L : Le Marrakech du rire, c'était mortel. Le public, tout était mortel, la scène, les gens qui y étaient. J'ai fait de belles rencontres : Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Ary Abittan. Mais Franck Dubosc, très très belle rencontre. Pascal Obispo aussi, Géraldine Nakache plein de gens très très drôles. Michel Drucker, je suis fan de lui, je l'adore, c'est une légende !

PP : Plutôt personnage ou stand-up pur ?
Tony S.L :
J'aime bien les trucs où tu racontes une histoire. Comme un pote à toi qui te racontes une histoire. Pas de changement de lumière, pas d'artifice, j'aime bien les trucs comme ça.

PP : Côté vie privée, êtes-vous un coeur à prendre ?
Tony S.L : Souvent les boys-bands, ils étaient en couple et ils disaient qu'ils étaient célibataires alors je vais faire la même réponse. Je suis célibataire comme dans un boys-band !

PP : Et cette coupe de cheveux, on en parle ?
Tony S.L : Karim (Debbouze, NDLR), mon producteur, il m'a dit : "Ta coupe, elle est claquée mais le jour où tu seras connu on va la copier."

PP : Une autre belle rencontre dans le milieu ?
Tony S.L : Jean-Luc Lemoine. On s'est connus à la Mairie de Paris, on a rigolé. Quinze jours après, il venait voir mon spectacle. J'aime bien le milieu dans lequel je suis. Il y a plein de gens qui disent que c'est un métier de pourris où les gens se mettent des coups de poignard dans le dos. Moi, j'ai jamais vu des gens aussi généreux. Jamel, c'est le meilleur exemple. Il produit des jeunes talents en développement, il donne sa chance. J'adore le showbizness, c'est le plus bel endroit de la Terre.

PP : A partir de dimanche 1er juillet, on vous retrouvera avec la troupe du Comedy Club sur Canal+ en clair pour la saison 5 du Jamel Comedy Club. Vous y faites quoi comme sketchs ?
Tony S.L : J'ai deux passages, j'ai fait un sketch de Florence Foresti, L'avion Barbie, et Le McDonald de Gad Elmaleh, c'est des sketchs qui marchent, donc je me suis dit que j'allais les faire au Comedy Club.

PP : Un autre endroit où on pourra vous voir bientôt ?
Tony S.L : Le SAV, je l'ai fait en guest. Un guest que personne connaît. Je suis avec Omar au téléphone. Mais c'est une surprise que vous découvrirez cette semaine. Et cet été, je vais à Montréal pour le Festival du rire et, à la rentrée, sur scène avec mon one-man show.

Retrouvez Tony Saint-Laurent dans la diffusion du Gala du Marrakech du rire demain, samedi 30 juin, à 20h50 sur M6 ainsi que dans la saison 5 du Jamel Comedy Club sur Canal + à partir de dimanche 1er juillet à 14h35 en clair, rediffusée chaque samedi à 19h55 toujours en clair sur la chaîne cryptée.


Chloé Breen
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