Le nom de Paul Pairet résonne pour tous les fans de gastronomie. Chef multi-étoilé, il a créé en 2012 l’Ultraviolet, un restaurant dit "immersif" situé à Shanghai, en Chine. Son principe est assez inédit puisque les clients ne connaissent pas l’adresse à l’avance et ont l’occasion de déguster un repas exceptionnel et multisensoriel. Un concept original qui a rapidement trouvé son public et qui a permis à l’établissement de décrocher pas moins de trois étoiles au guide Michelin. En France, il est également le propriétaire du bistrot chic Nonos au sein de l’Hôtel Crillon, où il propose une cuisine française au grill, "intemporelle" et à destination de tous. Et bien sûr, Paul Pairet officie depuis 2020 en tant que juré de l’émission culinaire de M6, Top Chef, qui lui a permis de se faire connaître davantage auprès du grand public.
Si le CV de Paul Pairet fait rêver, son parcours n’a pas toujours été rose et s’est heurté à de nombreuses difficultés. Dans une interview publiée par le compte Instagram Les Codes du Luxe ce lundi 22 juin 2026, le cuisinier entrepreneur dévoile avoir connu plusieurs fois des problèmes financiers. "J’ai été ruiné quatre fois dans ma vie, mais très, très bien deux fois", révèle-t-il. "Et quand je dis ruiné, c’est non seulement qu’on n’a plus d’argent, mais qu’on en doit." Des épreuves qui lui ont néanmoins permis de "devenir plus fort" : "Cela renforce la détermination quand on n’est plus en phase de réussite. Et ça permet de ne pas oublier que tout est éphémère. J’ai gardé de ces époques, on va dire, presque, cette espèce de combativité du gars qui veut quand même s’en sortir malgré tout ce qu’on lui dit."
Obligations professionnelles obligent, Paul Pairet vit entre la France et la Chine. "Je vis trois mois à Paris, le reste à Shanghai", confiait-il au Parisien en mars 2024. Un entretien au cours duquel le chef originaire de Perpignan a fait une révélation surprenante : il ne cuisine que rarement. "Je gagne de l’argent en faisant à manger et je le perds dans les restos des autres", déclarait-il. "Au quotidien, je me nourris des essais que je fais pour mes restaurants. À Shanghai, j’adore faire un déjeuner de dim sums. Je suis dingue de ha kao, ces raviolis à la crevette avec leur chair qui claque." Une vie baignée dans la gastronomie, mais avec sa part de simplicité.
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