Un sourire qui semble perpétuellement vissé sur son visage, une classe naturelle, une bienveillance de tous les instants, un ton mesuré et apaisant… Avec de telles qualités, pas étonnant que Stéphane Rotenberg soit devenu au fil des ans une figure incontournable du PAF et l’une des stars du groupe M6.
Il y a fait ses premiers pas il y a 26 ans en animant l’émission Normal/Paranormal. Et a avancé sur bien des chemins depuis. Ceux, de Pékin Express, sur lesquels il a failli laisser la vie, l’ont mené dans les contrées les plus reculées du monde cependant qu’il devenait l’impartial maître de cérémonie de Top Chef. Deux programmes qu’il incarne depuis 20 ans pour le premier et 16 ans pour le second, et qui ont fait sa renommée.
Ce ne sont pourtant ni les voyages ni la gastronomie qui ont permis au journaliste d’éclore, mais la presse automobile ! Cet autodidacte, qui, à trois mois du bac, a décidé de ne pas le passer pour se lancer d’emblée dans le métier, a fait ses débuts dans la presse, notamment au sein de magazines spécialisés comme Sport Auto ou L’Auto-Journal. Un secteur qui l’occupera durant les premières années de sa carrière.
Dans un entretien réalisé en 2012 par Sport Auto, l’animateur avait expliqué l’origine de cette passion pour les belles mécaniques, à commencer par ce premier souvenir. “C’est avec mon père, dans les années 70. Il avait acheté une Renault 8 S, toute neuve, jaune, avec la calandre quatre phares. Je suis monté à l’avant et il m’a emmené faire un tour dans Paris. J’ai adoré. Depuis que je suis tout petit, j’ai une passion pour les autos. Je pouvais rester des heures dans la voiture, même à l’arrêt dans un parking. Pour moi, le meilleur moment des week-end ou des vacances, c’était le parcours.”
Stéphane Rotenberg, sans le bac, a commencé dans le milieu automobile
Pas surprenant que ce passionné ait choisi de se faire plaisir en acquérant sa première voiture. “J’ai acheté une Lancia Delta 1300, confiait-il à ses anciens collègues. Je ne voulais pas avoir la petite voiture pour les débutants de l’époque et j’adorais les italiennes.” Trois mois plus tard, une Triumph Spitfire lui succédait déjà. “Je changeais de voiture tout le temps…” Une passion dont il a d’abord fait son métier, avant de créer une société consacrée au commerce automobile, une activité parmi tant d’autres...
Car Stéphane Rotenberg n’est pas, loin s’en faut, que le journaliste sympathique de M6. Lorsque les caméras s’éteignent et qu’il quitte les plateaux pour rejoindre sa propriété située dans un charmant village surplombant la Seine à une soixantaine de kilomètres de Paris, cet heureux papa d'une jeune fille "extraordinaireent douée", se mue en entrepreneur. Au regard des multiples activités auxquelles il est associé, on peut même le qualifier de vrai businessman !
Et l’une des sociétés que dirige ce passionné de voitures est bien sûr liée au commerce automobile. Les amateurs de moteurs se souviennent peut-être que Stéphane a animé sur W9 l’émission Fast Club : un magazine consacré aux voitures de sport et aux essais sur circuit, faisant la part belle aux véhicules d’exception. Or, en 2013, nous apprennent les sites d’informations financières, l’animateur crée Fast Club Automobiles. Cette société, lit-on dans ses statuts, a pour objet, "en France et dans tous les pays, l’achat, la vente, la location, l’entretien et la remise en état de tous véhicules de luxe d’occasion, terrestres, fluviaux ou maritimes". De quoi donner libre cours à sa passion, tout en en faisant commerce.
L’animateur avait auparavant lancé Montagne Rouge, en 2005, pour accompagner ses activités audiovisuelles : une boîte de production dans le jargon. Une autre facette de ses activités entrepreneuriales pour lesquelles il emploi désormais des centaines de personnes.
“Avec ma société de production Montagne Rouge, expliquait-il au site Media+ en avril 2014, nous produisons des documentaires pour M6, W9 et NRJ12. Nous produisons toute l’année les émissions musicales de W9 : ‘Hit Talent’ et ‘E-classement’. Sur 6ter, nous produisons ‘Family Blagues’, un programme court d’humour. Enfin, ma société développe actuellement des programmes culinaires et de jardinage. Sachant que je suis souvent en déplacement, j’essaie de la maintenir à taille humaine.”
Depuis, ses priorités ont changé, comme la taille de son business. Dans un entretien qu'il a accordé cet été au podcast Skills, Stéphane Rotenberg explique ne quasiment plus faire de production et se consacrer essentiellement à l’animation et... à la restauration. Une aventure dans laquelle il s’est engagé aux côtés d’Hakim Gaouaoui, le fondateur des Bistrots Pas Parisiens. Un groupe dont Stéphane Rotenberg est actionnaire, et une façon, pour l'animateur de Top Chef qui prend 5 kilos à chaque tournage, de rester jamais trop loin des fourneaux. Et l’appétit est venu en mangeant : “On en ouvre des restos", se réjouit-il, évoquant la quinzaine d'établissement que compte désormais la société.
D’autres sont venues compléter ses activités. Parmi elles, Montagne Rouge Productions, créée en 2022. Il a également dirigé, en 2021, une société baptisée Montagne Rouge Seine Méditerranée, dont l’objet est d’acquérir, préserver et exploiter tout type de navire, bateau, péniche, automoteur, établissement flottant ou barge appartenant au patrimoine maritime ou fluvial, dans le but d’accompagner le développement et la valorisation des eaux intérieures et du littoral français, ainsi que toute navigation intercontinentale. Tout un programme.
Si l’on ajoute à ces activités ses liens avec d’autres structures, comme la société civile immobilière Corniche Rouge, Groupe Alpaga ou SLR Associés, c'est tout un empire qui se dessine. Alors qu’il fête ses 59 ans ce 21 septembre, de quoi voir approcher l’âge de la retraite en toute sérénité…