Le retour de Céline Dion sur scène à Paris ne fait pas seulement le bonheur de ses fans. Sa résidence à la Plenitude Arena représente également une manne financière pour les auteurs, compositeurs et éditeurs des chansons qu'elle interprète. Parmi les grands gagnants figure Jean-Jacques Goldman, dont onze titres sont au programme. Selon Le Figaro, les droits générés par les concerts pourraient rapporter plusieurs millions d'euros aux ayants droit. Après plusieurs années loin de la scène pour des raisons de santé, Céline Dion a lancé sa résidence parisienne en septembre. Un retour très attendu, qui attire de nombreuses personnalités et remplit les salles. Mais derrière ce succès se joue aussi un enjeu financier considérable pour ceux qui ont contribué à son répertoire.
Avec onze chansons interprétées lors des premiers concerts, Jean-Jacques Goldman occupe une place centrale dans le spectacle. Parmi les titres repris figurent Pour que tu m'aimes encore, J'irai où tu iras, S'il suffisait d'aimer, Encore un soir et On ne change pas. "À lui seul, il représente plus d'un tiers du concert : 50 des 140 minutes de chant", souligne Jérémy Parayre, auteur de Céline Dion. Album par album, cité par Le Figaro.
À 75 ans, le chanteur et compositeur possède toujours son catalogue musical. Contrairement à certains artistes qui ont cédé leurs droits, il continue donc de percevoir les revenus liés à l'exploitation de ses œuvres. Selon Le Figaro, il touche 50 % des droits en tant qu'auteur-compositeur et bénéficie également de la quasi-totalité des droits d'édition via plusieurs sociétés.
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Les montants en jeu donnent la mesure du succès de cette résidence. D'après Le Figaro, les seize concerts de cette première série devraient générer plus de 15 millions d'euros de droits à répartir entre les auteurs, les compositeurs et les éditeurs. La Sacem collecte ces sommes avant de les redistribuer aux ayants droit, généralement par trimestre. Les versements pourraient ainsi intervenir à partir de juillet 2027.
Jean-Jacques Goldman n'est pas le seul à bénéficier de cette programmation. Raphaël Hamburger, le fils de France Gall et de Michel Berger, percevra notamment une part des droits de Ziggy, composée par son père. D'autres auteurs et compositeurs profitent également de la présence de leurs titres dans le spectacle.
Le mécanisme est simple : chaque chanson interprétée génère des droits, dont le montant dépend notamment des recettes et de la répartition entre les ayants droit. Avec des salles pleines et des places VIP particulièrement onéreuses, cette résidence parisienne constitue donc une occasion financière majeure pour les créateurs.
Pour Jean-Jacques Goldman, dont les chansons occupent une place de choix dans le récital, le retour de Céline Dion pourrait ainsi se traduire par un versement particulièrement conséquent. Un succès musical qui continue de porter ses fruits, même lorsque son auteur reste loin des projecteurs.