José Garcia a beau souffler ses 60 bougies avec une forme qu'il qualifie lui-même d'olympique, la vie ne lui épargne pas les difficultés. Dans les pages du magazine Gala paru ce mercredi 13 mai, l'acteur se livre avec sincérité. Il assume son bonheur tout en reconnaissant les épreuves du quotidien. «Je suis très heureux et le revendique», confie-t-il d'emblée. Il marque alors une pause, visiblement ému, avant d'ajouter : «Pourtant, comme tout le monde, la vie me bouscule.»
Sur le plan professionnel, José Garcia n'a rien perdu de sa vivacité. Toujours aussi avide de rôles, il balaie l'idée d'une sagesse liée à l'âge : «Moi, j'ai toujours aussi "faim" et une énergie intacte. L'âge commencera à m'angoisser quand on me confiera des rôles de grands-pères qui fument la pipe sur leur canapé. On a la chance de vivre à une époque où on peut avoir 60 ans, être dans une forme olympique et avoir une vie fun.» Père de deux grandes filles, Laurène et Thelma, nées de sa longue relation avec la réalisatrice Isabelle Doval, il embrasse cette nouvelle décennie avec appétit. Côté cœur, il file le parfait amour depuis 2022 avec Camille Rabineau, de 24 ans sa cadette, costumière de cinéma rencontrée sur les plateaux.
Mais c'est sur un sujet plus intime que l'acteur se montre le plus bouleversant. José Garcia est aujourd'hui aidant de sa mère, Pura, immigrée espagnole de Galice qui a consacré sa vie à travailler comme cuisinière au service de riches familles parisiennes. Aujourd'hui, c'est lui qui veille sur elle. Et cette expérience l'oblige à regarder en face les fractures d'une société qui broie les plus fragiles : «Je suis aidant : je m'occupe de ma mère. Nous, on a eu la chance de monter dans le wagon au bon moment, mais ça me fait mal de voir la difficulté qu'il y a pour les plus âgés à vivre dans ce monde où plus rien n'est facile d'accès, pas même l'achat d'un ticket de bus. Et où on n'a plus le choix : c'est marche ou crève. » L'acteur, ancien complice d'Antoine De Caunes, avoue parfois rêver d'une parenthèse : «Souvent, j'ai envie de poser mon portable, ma carte de crédit, d'oublier les applis de guidage et de partir en balade avec du cash à travers Paris en suivant juste mon instinct.»
Dans son dernier film, Élise sous emprise, il incarne Léopold, un pervers narcissique qui fait subir jalousie, mensonge et humiliation à sa compagne. Un personnage glaçant qui lui inspire une réflexion sur la société : «C'est un beau spécimen de pervers narcissique comme on en croise de plus en plus dans nos vies. Avec les réseaux sociaux, il n'y a plus aucun filtre, les gens se comportent avec les autres de façon hallucinante. Dans le monde du travail aussi, les rapports sont de plus en plus marqués par l'humiliation. On vous prend, on vous jette, comme une appli de smartphone. C'est ça qui rend certains très violents et qui abîme les moins taillés pour l'aventure”.
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