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''La Reine Margot'' : Le rôle que Patrick Bruel n'a pas eu, les jalousies...

À l'image du film grandiose qu'est La Reine Margot de Patrice Chéreau, le tournage de ce long métrage produit par Claude Berri a été épique. À l'occasion des 20 ans du film, le magazine Vanity Fair plonge dans les coulisses de la production de cette oeuvre épique où trône l'impériale Isabelle Adjani. On y apprend que derrière le chef-d'oeuvre se cachent de grands moments de joie mais aussi de douleur.

L'acteur Pascal Greggory, ami de Chéreau, décédé il y a peu, dit à propos du film : "Si Patrice n'avait pas eu une vitalité folle, il n'aurait pas pu faire La Reine Margot. Je pense qu'il en est mort, de cette dépense d'énergie pendant des années - pour ce film et les autres." Un film majestueux mais aussi éprouvant. Pourtant, lorsqu'ils s'en souviennent, les comédiens parlent d'une période bénie, "des grandes vacances".

À l'époque cependant, les difficultés ne manquent pas face au projet ambitieux de Patrice Chéreau, figure du théâtre mais dont les films demeuraient, à l'époque, confidentiels. Quel casting composer autour d'Isabelle Adjani ? Il y a les anciens élèves de Chéreau du théâtre des Amandiers comme Vincent Perez, Bruno Todeschini, les fidèles Dominique Blanc, Pascal Greggory et Jean-Hugues Anglade, mais il faut une actrice étrangère pour donner une dimension internationale au film : le rôle de Catherine de Medicis sera donné à Virna Lisi, sex symbol des années 1960, qui accepte alors que Sophia Loren et Monica Vitti ont refusé. "Il lui a demandé de se raser le front, il a utilisé ce beau visage structuré pour en faire la méchante fée de l'histoire", raconte Danièle Thompson, coscénariste de La Reine Margot. La comédienne obtiendra d'ailleurs le prix d'interprétation au Festival de Cannes.

Autre rôle majeur du film : Henri de Navarre, futur Henri IV, le cousin huguenot qui épousera la Reine Margot pour éviter que catholiques et protestants ne se massacrent. Il faut un acteur qui ramène des spectateurs, une star populaire. À l'époque, Chéreau pense toute de suite à Patrick Bruel. Le chanteur pourrait être l'homme de la situation puisqu'il s'agit de jouer quelqu'un qui n'est pas de la famille, ce cousin mal dégrossi qui arrive de son Béarn natal et que sa belle-mère Catherine de Médicis surnomme "le petit sanglier", raconte Danièle Thompson. Elle se souvient : "C'est allé assez loin dans le processus. Et je crois que ça a été douloureux pour Patrick quand, finalement, Patrice est revenu à Daniel Auteuil, qui est magnifique dans le film."

Daniel Auteuil sera donc Henri de Navarre, mais tout ne sera pas simple pour lui pour autant. "Il disait à toute la bande, sur un mode un peu provoc : 'Moi, je viens du café-théâtre de mauvais goût'", raconte le producteur Jérôme Enrico. "Il faisait les choses sans exprimer la moindre fragilité", avait déclaré Isabelle Adjani. "J'ai envie qu'il y aille ; qu'il s'abandonne", dira-t-elle même à Patrice Chéreau. Jean-Hugues Anglade admettra qu'il y avait un combat de coqs entre les hommes et de la jalousie qui dépassait le cadre du film...

Retrouvez l'intégralité du sujet dans le magazine Vanity Fair édition française du mois de novembre 2014

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