Dans le silence feutré du Salon doré de l’Élysée, Emmanuel Macron a choisi la sobriété pour saluer un parcours de vie. Mercredi 28 janvier, le chef de l’État a remis à Bernadette Chirac les insignes d’officier de la Légion d’honneur, loin des caméras et des fastes protocolaires comme l'ont dévoilé nos confrères de La Tribune dimanche. À 92 ans, très affaiblie, l’ancienne Première dame a reçu cette distinction entourée d’un cercle restreint, à savoir de sa fille Claude Chirac, de son gendre Frédéric Salat-Baroux, de son petit-fils Martin, et Brigitte Macron. Ce choix de l’intimité fait écho à l’engagement de longue haleine de Bernadette Chirac, dont l’action associative a marqué plusieurs générations. Pendant 25 ans, elle a incarné la Fondation des Hôpitaux et porté l’opération Pièces jaunes, aujourd’hui reprise par Brigitte Macron. Un passage de relais discret, à l’image d’un combat mené sur la durée, notamment en faveur de la santé mentale des adolescents, dès 2004, à travers différents projets et fondations.
C’est son petit-fils, Martin Rey-Chirac, qui a accepté d'en dire plus sur ce moment suspendu dont il a été l'un des témoins privilégiés. Auprès de Gala.fr, le conseiller stratégique chez Livista Energy a raconté une cérémonie à l'image de sa grand-mère. Il a d'abord confirmé que "Cette remise a eu lieu en petit comité avec ma mère, son époux et quelques proches. C’était très familial". "Ma grand-mère était très fière, très reconnaissante qu’on salue ses années de service dans les milieux associatifs : les Pièces Jaunes bien sûr, mais également la Fondation Pompidou, la maison de Solenn…", a-t-il ajouté lui aussi très fier de son aïeule. Au-delà de l’hommage, Martin Rey-Chirac a tenu à insister sur la portée symbolique de cette décoration, perçue comme l’aboutissement d’un engagement constant. "Ma grand-mère a œuvré toute sa vie, tout au long de son parcours, sur ces sujets qui représentent de vrais enjeux de santé mentale. Et le combat continue avec l’actuelle Première dame", a-t-il souligné, tout en saluant le fait qu'il y ait une continuité entre les générations et les institutions. Puis de reprendre toujours aussi ému au sujet de la veuve de Jacques Chirac : "Au crépuscule de sa vie, c’est une belle reconnaissance, une consécration qui dépasse les problèmes d’ego".
© BestImage, JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE
Interrogé sur l’état de santé de l’ancienne Première dame, le fils de Claude Chirac et Thierry Rey a tenu à rassurer ceux qui pourraient s'inquiéter pour celle qui se déplace désormais en fauteuil roulant. "Comme le disent les Anglo-Saxons, c’est une 'tough woman', une dure à cuire. Et je ne le dis pas parce que c’est ma grand-mère", a-t-il d'abord assuré. Puis de conclure une bonne fois pour toutes : "Elle est très solide. Encore une fois, je suis très fier d’elle et du chemin parcouru". Une force tranquille donc, célébrée à l’abri des regards.
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