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Hafsia Herzi défend ''La Marche'' et celui qui l'a révélée, Abdellatif Kechiche

Film collectif par excellence et véhiculant un message de tolérance, La Marche de Nabil Ben Yadir a pu compter sur les talents d'une foule de comédiens talentueux du cinéma français : Tewfik Jallab, révélé par Né quelque part, Olivier Gourmet, Lubna Azabal, Charlotte Le Bon, Philippe Nahon ou encore Hafsia Herzi. Une actrice, César du meilleur espoir en 2008 pour La Graine et le Mulet et remarquée dans L'Apollonide, que Purepeople.com a eu le plaisir de rencontrer.

La Marche nous emmène en 1983, dans une France en proie à l'intolérance et aux actes de violence raciale. Trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l'égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d'espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King.

Son personnage, Monia : points communs et différences

"La jeunesse. J'ai été étudiante aussi. J'étais une étudiante sérieuse. Mais après... Ce n'est pas la même génération, j'étais plutôt insouciante, je n'avais pas de raison de m'engager, je n'ai jamais été victime du racisme. On a beaucoup parlé avec le réalisateur, on a fait beaucoup de lectures, de répétitions. Monia, mon personnage, au début du film, est là parce qu'elle a suivi sa tante, elle y va et en définitive, c'est au fil de la Marche qu'elle apprend et se découvre militante. C'est après le drame [non divulgué pour ne pas "spoiler", NDLR] qu'elle décide de vraiment défendre la cause."

La Marche

"J'en avais entendu parlé. En lisant le scénario, j'ai découvert toute l'histoire. On a vu des documentaires, on a rencontré les véritables marcheurs. Je ne savais pas tout ça avant. Et quand on présente le film en avant-première en France et qu'on demande ensuite qui connaît cet événement, il n'y a pas grand monde. On espère qu'avec ce film, les enseignants parleront de cet événement à leurs élèves. À l'école on n'en parle pas, c'est dommage, c'était un bel événement, courageux. Ça fait partie de l'histoire."

Le tournage

"Au début, j'avais un peu peur. Je n'en ai pas fait beaucoup, mais des films chorale, on a des appréhensions car il faut s'adapter à tout le monde, on se demande si certains vont avoir la grosse tête... Et franchement, c'était magnifique. Le réalisateur, Nabil, est une belle personne, il est très humain, il s'est bien entouré. Le tournage, ce n'était que du bonheur, sincèrement. Bon, les conditions climatiques mises à part, mais ça va, ce n'était pas la mort. La fausse pluie, les jets d'eau, c'était drôle, ce sont de bons souvenirs. Lors de la première projection, on rigolait, les souvenirs revenaient. Cela dit, il y a aussi un truc. Comme on est beaucoup de personnages, on a tous eu notre "semaine de figuration intelligente" comme on disait. On avait plein de scènes où on ne parlait pas. Dans le film, ça passe vite, mais nous, on a eu des jours où on ne parlait pas. C'est dur d'être à l'image sans parler, c'est fatigant. Mais chacun avait sa petite figuration."

Abdellatif Kechiche, réalisateur qui l'a révélée avec La Graine et le Mulet et est controversé depuis les déclarations des actrices de son film, La Vie d'Adèle, sur les conditions du tournage.

"Je le redis. Tout s'est bien passé. C'est quelqu'un de formidable, de très bien. C'était mon premier film, La Graine et le Mulet. Quand on commence avec lui, ce n'est pas pareil. J'ai fait beaucoup de travail pour ce film : j'ai pris du poids [15 kilos, NDLR], j'ai appris la danse orientale, on tournait 15 heures par jour. Mais moi, j'adorais ça, c'était mon rêve. Après, quand j'ai fait d'autres films, ça m'a manqué un peu. Je me disais : 'Ah on ne fait pas d'autres prises...' Ça me frustre un peu. Ça dépend des gens, des caractères. Soit on adore. Avec Abdel, on se donne corps et âme, on s'oublie. Il cherche la vérité et tant qu'il ne l'a pas, il refait. J'ai vu La Vie d'Adèle, c'est un film magnifique. C'est triste, toute cette polémique, ça ne sert à rien. Les deux actrices sont extraordinaires, le film a eu la Palme d'or, une récompense que tous les réalisateurs rêveraient d'avoir. Et puis Abdel, pour rejoindre le film La Marche, c'est quelqu'un qui a beaucoup souffert du racisme dans son adolescence, fils d'immigrés, qui a travaillé dur, qui a fait ses films par lui-même. C'est triste de lui faire subir ça. Ce n'est pas un tyran, je l'ai vu sur La Graine et le Mulet. Ça m'a fait de la peine, ça lui a fait de la peine, à sa famille. Ce n'est vraiment pas le monstre qu'on décrit. Avec tout ce qui se passe dans le monde, vraiment ça, on s'en fout, l'important, c'est le film. Dans un tournage, l'important, c'est le résultat. Après, si on n'a pas supporté... C'est la vie, ce n'est que du cinéma. Si on n'est pas heureux, il y a plein de gens qui veulent faire du cinéma, il faut laisser sa place, et puis c'est tout."

Contexte actuel

"Je viens des quartiers Nord de Marseille, tout le monde est mélangé. Je n'ai jamais été victime de racisme. C'est dans la vie professionnelle que c'est dur. Une fille qu'on a rencontrée à Marseille en avant-première a fait face au racisme en venant chercher du travail à Paris. Un film comme La Marche va peut-être aider à faire changer les mentalités."

Projets

"Le Sac de Farine qui sort le 7 février en France, un film belge et marocain qui a fait pas mal de festivals. Et puis je travaille sur ma première réalisation, qui sera d'ailleurs produite par Abdellatif Kechiche. Je précise que c'est pas pour ça que je le défends ! Ça parle d'une mère de famille immigrée dans les quartiers Nord de Marseille."

"La Marche", en salles le 27 novembre

Interview exclusive. Ne pas citer sans la mention "Purepeople.com"

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