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Jeanne Herry, Elle l'adore: Rencontre avec la fille de Julien Clerc et Miou-Miou

Exclusif - Jeanne Herry arrivant à l'enregistrement de l'émission Vivement Dimanche à Paris, le 10 septembre 2014
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Exclusif - Jeanne Herry arrivant à l'enregistrement de l'émission Vivement Dimanche à Paris, le 10 septembre 2014

Sur la terrasse très ensoleillée d'un hôtel chic parisien, Purepeople.com a rendez-vous avec Jeanne Herry. On sait évidemment qu'elle est la fille de deux figures mythiques, du cinéma et de la chanson, Miou-Miou et Julien Clerc, mais elle s'impose désormais avec une réalisation, son premier long métrage : Elle l'adore. La jeune femme, dont les traits ne sont pas sans rappeler ceux de ses illustres parents, évoque son travail avec enthousiasme, mais aussi avec franchise. La presse n'en finit plus avec les éloges pour cette oeuvre qui mêle habilement suspense, comédie et drame, avec deux acteurs impeccables, Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte.


Le choix des acteurs

"Sandrine Kiberlain a été très déterminante, elle a porté le projet avec moi un certain temps, longtemps. J'ai pensé à elle assez vite. J'avais énormément d'admiration pour son travail que je connaissais bien depuis toujours. Un mélange de normalité et d'insolite, beaucoup d'élégance et de profondeur ; elle avait tout ce qu'il faut pour le personnage de Muriel. J'ai eu la chance qu'elle lise vite le scénario et qu'elle accepte. Laurent est venu plus tard, sur la suggestion de ma productrice. Je n'avais pas tout de suite pensé à lui, de nombreux acteurs ont été envisagés. Puis finalement, c'était lui, et d'une manière si évidente que je ne comprenais pas pourquoi ça m'avait pris tant de temps !"

Le tournage

"J'ai été très bien entourée. J'ai aussi beaucoup étudié la comédie, le jeu. Ayant été moi-même comédienne de théâtre avant et ayant fait de la mise en scène, je connaissais le travail avec les comédiens, comment les placer dans un espace. Ce qui était difficile, c'est que je n'avais pas envie de rater ! Certaines scènes étaient casse-gueule ou complexes à mon petit niveau, ce n'était pas Jurassic Park [rires] mais l'accident mortel devait être extrêmement crédible. Sur le papier, cette mort par une chute de Victoire de la musique semble être une mort presque gaguesque, mais il ne fallait pas qu'elle fasse gag dans le film. La dimension métaphorique ne doit pas empêcher la scène de rester dramatique et crédible. Et comme je sais qu'une Victoire de la musique, c'est très, très lourd, factuellement, il est possible de tuer quelqu'un avec.

La scène chez Michel Drucker pour l'émission Vivement dimanche, j'avais envie qu'elle soit très cinématographique. On a emprunté le studio et l'équipe de Michel qui a été très généreuse avec nous. C'est une scène cruciale car elle asseoit le personnage de Vincent Lacroix [incarné par Laurent Lafitte, NDLR] parce que quand Michel Drucker dit quelque chose, on le croit. Il fait exister le chanteur. Donc sa fan Muriel existe aussi."

Fille de stars et alors ?

"C'est ma place de privilégiée, dans la pénombre, qui a permis de nourrir le film. Je ne voulais pas faire de caricature. Ce ne sont pas des figures, mais des personnes, des chanteurs, des fans. Ce n'est pas l'unique dimension de leur personnalité. Muriel n'est pas que fan, elle est mère de famille, esthéticienne. Si moi, je regarde les chanteurs avec des clichés, ça ne sert à rien d'être fille de chanteur ! Montrer la normalité des gens connus et montrer que les fans ne sont pas hystériques ou dangereux, mais passionnés, était mon objectif.

La célébrité aujourd'hui a changé par certains aspects. Il y a un phénomène récent de gens qui sont connus par le biais de la télévision sans avoir fait grand-chose. On connaît aussi plus d'intrusion, tout le monde peut filmer ou prendre des photographies avec son téléphone. Dans ma jeunesse, je n'ai pas eu de souci avec des paparazzi. C'est du fantasme, ça. Il y a des épiphénomènes, comme pour Lady Diana. Mon père fait ses courses, va se promener au bois. Ma mère prend le métro. Les choses sont différentes pour les superstars françaises, celles qui provoquent des réactions impressionnantes comme Mylène Farmer, Patrick Bruel, Johnny Hallyday. Mais ce n'est pas d'une personnalité comme ça dont on parle dans le film. La célébrité peut être vécue comme un poids, moi, je vois ça comme une pression."


Son parcours

"J'ai tourné dans Milou en mai [de Louis Malle, 1990, NDLR] quand j'avais une dizaine d'années. J'avais l'habitude d'aller sur un plateau de tournage car c'est le lieu de travail de ma mère. On s'échine sur un tournage à recréer la réalité avec plein d'artifices, c'est très drôle et poétique à regarder. Milou en mai a duré un été, c'était très joyeux et ludique.

Adulte, j'ai fait du théâtre, mais je ne travaillais pas assez. J'avais une trajectoire professionnelle inversée : j'ai commencé avec des premiers rôles pour finir avec de petits rôles. L'écriture me correspondait mieux.

Pour mon prochain film, je réfléchis beaucoup, je prends des notes. J'ai adoré tourner mon film, mais je laisse faire le temps, je ne veux pas me précipiter. J'ai envie de continuer à être dans l'expression de moi-même, mais peut-être mettre moins d'images de moi-même, de mon enfance. Je suis ouverte à tout, mais je vais d'abord reprendre la mise en scène de théâtre."

Elle l'adore, en salles le 24 septembre

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