Révélée en 2001 dans Star Academy sur TF1, Olivia Ruiz s’est éloignée très tôt de l’image de la télé-réalité pour se construire une carrière bien à elle. La lauréate des Victoires de la musique en 2005, puis 2007, a choisi, il y a quelque temps, de quitter la France pour poser ses valises à Madrid avec son compagnon Nicolas Preschey et leur fils Nino. Un choix de vie qui s’inscrit aussi dans l’attractivité de la capitale espagnole, aujourd’hui prisée par les grandes fortunes pour sa qualité de vie. Selon le cabinet Barnes, Madrid s’impose en effet pour la deuxième année comme la destination la plus attractive au monde pour les investisseurs, avec des prix pouvant atteindre 19 000 euros le mètre carré dans certains quartiers. Un environnement qui a visiblement convaincu l’artiste. Sur place, l’interprète de La Femme chocolat a trouvé une forme de liberté. "Sur la Plaza Mayor, dans le centre de Madrid (Espagne), j’aime cette ville, j’y suis bien, je peux me balader incognito", confie la chanteuse dans un entretien accordé au Parisien ce 25 avril.
Cette installation de l’artiste répond aussi à un besoin plus personnel. Et pour cause, Olivia Ruiz, dont les grands-parents ont fui l'Espagne durant la Guerre Civile, évoque un rythme plus apaisé, centré sur l’essentiel, depuis son arrivée dans la capitale espagnole. "Il faut profiter de son enfant, le temps file", confie la chanteuse dans les colonnes du Parisien. Une manière pour l'artiste de 46 ans de ralentir et de se recentrer sur sa vie de mère, loin de l’agitation qu’elle a connue en France.
De plus, dans la cité madrilène, Olivia Ruiz insiste sur ce qui guide désormais ses choix quant à l'éducation de son fils. "On dit qu’à 15 ans, un enfant passe 80 % de son temps avec ses parents. Tout va très vite et est vraiment un des messages de mon roman", explique celle qui s'est absentée un moment du devant de la scène. Une réflexion intime qui dépasse le cadre familial et qui nourrit aussi son travail d’écriture. L’auteure du best-seller La commode aux tiroirs de couleurs s'est en effet lancé dans un nouveau projet éditorial.
Olivia Ruiz, Madrid comme respiration
Cette parenthèse madrilène s’inscrit dans une période de création intense. Le 29 avril, l’auteure-compositrice publie son troisième roman, ¡ Vamos ! (JC Lattès). Après deux succès en librairie, elle propose cette fois un road trip entre Orlando, Madrid, La Havane et Essaouira. L’histoire suit une mère et son fils, dans un voyage marqué par la transmission. "Une ode à la filiation", annonce l’éditeur JC Lattès.
Une thématique qui fait écho à son propre parcours et à son rapport au temps. Car avant son installation en Espagne, Olivia Ruiz a construit une vie stable à Paris avec son compagnon, Nicolas Preschey, ancien journaliste devenu programmateur musical. Ensemble, ils ont cultivé une vie simple, à l’écart des projecteurs. "Mon compagnon et moi sommes fans de brocantes… Ensuite, brunch en famille ou avec des amis", confiait-elle au magazine Paris Capitale en 2016. La chanteuse, qui opposé à Jenifer en 2001, a connu le succès dès sa sortie du château de de Dammarie-les-Lys, n’a jamais rompu avec ces habitudes.
Aujourd’hui, cette parenthèse espagnole se referme. Comme indiqué dans Le Parisien, la quadragénaire est en effet revenue dans la capitale française, où elle poursuit ses projets littéraires et musicaux. Celle qui s’est imposée comme une figure majeure du paysage artistique continue donc d’avancer à son rythme, entre vie de famille et création.
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