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Laurent Lafitte met le 'Turbo' : Ses rêves, son succès, ses remises en question...

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À l'affiche du film d'animation Turbo des studios DreamWorks, Laurent Lafitte délaisse son image de pensionnaire de la Comédie-Française pour se glisser dans la carcasse d'un escargot dont le rêve est d'être le plus rapide du monde. Un Laurent Lafitte doubleur, dans les deux sens du terme, et terriblement sympathique : c'est l'homme que nous avons rencontré avant la sortie de Turbo. Confessions, sans nitro.

Purepeople.com : Le point fort de Turbo, au-delà du divertissement fantasque, est de rassembler enfants et parents devant une vision métaphorique assez réaliste du monde, avec différents de niveaux lecture. Qu'est-ce qui attire un acteur lorsqu'on lui propose un tel rôle ?

Laurent Lafitte : C'est aussi cela. Ce que j'aime dans les films d'animation depuis maintenant un bon nombre d'années, ce sont ces deux niveaux de lecture, l'un plus adulte et l'autre plus enfant qui reste tout aussi efficace dans le rythme, le propos ou l'humour. Et puis il y a le pari de rendre un escargot attachant et expressif, ce qui n'est pas simple. Mais les créateurs et dessinateurs ont tellement de talent pour donner vie à ces personnages, même au niveau des textures (on a de plus en plus envie de toucher les choses).

Purepeople.com : Doubler dans un film d'animation, c'est une première fois pour vous. Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Laurent Lafitte : C'est très différent de jouer devant une caméra et en même temps, cela reste du jeu et de la comédie. Mais c'est vrai que là, on part d'un personnage qui existe déjà, que l'on a en mouvement devant nous, alors que dans un film, on ne se voit pas jouer... et c'est pas plus mal parce que ça sera bloquant, voire franchement désagréable. Il faut s'adapter un personnage, ici créé par Ryan Reynolds [qui double Turbo aux États-Unis, NDLR]. Donc il faut respecter ça et en même temps s'approprier le personnage.

Purepeople.com : Turbo parle de rêve et d'y croire. Quel était le vôtre, étant petit ?

Laurent Lafitte : Je voulais devenir comédien depuis tout petit. C'était un rêve avant d'être de devenir une ambition.

Purepeople.com : Luttant pour faire de son rêve une réalité, Turbo se questionne, se retrouvant à deux doigts de tout arrêter. C'est une étape par laquelle vous êtes aussi passé ?

Laurent Lafitte : Au début non, j'ai foncé tête baissée. Après il y a eu des périodes difficiles, notamment en sortant du Conservatoire à 27 ans, où je me suis posé beaucoup de questions...

Purepeople.com : Lesquelles ?

Laurent Lafitte : Si on ne travaille pas assez, on se demande si on a quelque chose à faire dans le métier, si on peut apporter quelque chose qui n'existe pas déjà, est-ce que ça vaut le coup de continuer. Si en face il n'y a pas de répondant, c'est déstabilisant, parce qu'en tant que comédien, on n'existe que face aux autres, par rapport aux désirs des metteurs en scène. Quand on a l'impression que ce désir n'existe pas, on ne peut pas rester chez soi comme un compositeur ou un auteur. On a besoin de tout un système autour de nous.

Purepeople.com : Dans la série des premières fois, l'international avec Love Punch...

Laurent Lafitte : Oui, effectivement. Ce n'était pas vraiment la première fois que je tournais avec une équipe anglaise puisque j'avais tourné un 2x90 minutes pour la BBC avec Eddie Redmayne et Clémence Poésy qui s'appelle Bird Song. Par contre, je n'ai jamais tourné pour les Américains. Dans Love Punch, j'ai un petit rôle, je suis le méchant Français, mais ce qui était unique, c'était de travailler avec Emma Thompson, une actrice que j'adore et qui est probablement l'une des meilleures au monde.

Purepeople.com : Un méchant alors que vous êtes un fin comique.

J'adore la comédie. Ça me rend heureux, j'aime être dans des situations de comédie et voir les gens rire du résultat, enfin plutôt rire grâce au résultat, sinon c'est qu'on s'est peut-être planté. C'est marrant parce que ce n'est pas ce qui est le plus valorisant pour un comédien du point de vue de l'image.

Purepeople.com : La vôtre est quand même très bonne.

Laurent Lafitte : J'essaye de tourner honnêtement, de ne pas choisir un film pour les mauvaises raisons. Ce sera parce que le scénario me plaît et que la rencontre avec le metteur en scène se passe bien. Je n'irai jamais pour de mauvaises raisons... Mais faut être fort, s'il y a un mauvais scénario, j'essaye de ne pas me laisser influencer par le casting déjà constitué par exemple, parce qu'il y a des comédiens avec lesquels on adorerait travailler. Il faut être fort pour dire non. Pour moi, c'est le scénario : est-ce que c'est une histoire que j'aurais envie de voir si j'étais spectateur.

Purepeople.com : C'est tout un art. Il y a quand même des films que l'on regrette, dans un sens comme dans l'autre.

Laurent Lafitte : Il y a des films pour lesquels j'étais pressenti et que finalement je n'ai pas fait et où je regrette de ne pas avoir été pris, et là je regrette. En revanche, pour des rôles que j'ai refusés, non... Mais ça va venir, c'est sûr. Les carrières se font sur les rôles que les autres refusent.

Purepeople.com : Après Turbo, 16 ans ou presque.

Laurent Lafitte : Oui un film de Tristan Séguéla où je joue un avocat intello, assez brillant, qui est victime d'une LTCD, un dérèglement hormonal où il va se retrouver à vivre la crise d'adolescence qu'il n'a jamais eue... C'est joyeusement bordélique.

Purepeople.com : À l'instar de votre ami Omar Sy (De l'autre côté du périph), vous rêvez parfois d'Hollywood ?

Laurent Lafitte : On imagine d'abord être dans de bons films. Après Hollywood, c'est sûr... J'adore le cinéma, mais c'est la même chose avec le scénario, il faut que ça vaille le coup. Mais j'adore jouer en anglais, je trouve que c'est une langue qui aide à jouer.

C.R.

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