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Maïwenn : 'L'ingratitude de comédiens qui m'étaient proches m'a brisée en deux'

Les cheveux dans le vent, la chemise nouée à la taille, jean et santiags aux pieds, Maïwenn fait la couverture du magazine Première spécial Cannes. Et pour cause, celle qui a reçu le prix du jury pour Polisse en 2011 fait partie de cette nouvelle édition du Festival, avec le long métrage Mon roi. Pour la revue de cinéma, elle parle de son film mais revient aussi sur le tournage intense voire douloureux de Polisse.

Mon roi aurait dû être son premier film, mais à l'époque elle ne se sentait pas assez forte : "J'avais du mal avec la partie où les deux personnages se rencontrent et tombent amoureux. C'est dur de montrer des gens heureux sans que ce soit niais. Ça me faisait peur." Histoire d'amour qui se délite, Mon roi est aussi le portrait d'un pervers narcissique, selon Première. Les premiers rôles sont incarnés par Vincent Cassel et par Emmanuelle Bercot, réalisatrice (son film La Tête haute fait l'ouverture du Festival) et actrice qui a joué dans Polisse. A un moment, Maïwenn avait songé pour le personnage féminin Jennifer Connelly : "Elle avait dit oui, mais il y avais alors dans le script beaucoup plus d'histoires de procès, de scènes où on voyait la carrière d'avocate de Tony démarrer... La loi américain est foutue de telle façon que ça ne marchait plus si je tournais le film à New York. Il a donc fallu convaincre Emmanuelle." Ce qui n'a pas été simple, car elle ne comprenait pourquoi une femme comme elle serait choisie par un séducteur qui peut avoir toutes les filles : "Elle s'est foutue une pression énorme."

Pour le rôle masculin, Maïwenn a imaginé au fur et à mesure de l'écriture Vincent Cassel, au point de ne voir plus que lui : "Je lui ai proposé le film au bon moment. Il venait de se séparer de sa femme [Monica Bellucci] et le sujet du couple l'intéressait. Il est terriblement instinctif. C'est un génie absolu. Mais il n'est pas facile à diriger."

Film de couple, Mon roi se démarque des autres films de Maïwenn où il y a beaucoup de scènes de groupe. Le tournage de Polisse l'a d'ailleurs épuisée : "Il y avait un brouhaha permanent, on avait beaucoup de mal à s'entendre tellement ça chahutait dans tous les sens, il y avait des clans.... C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai voulu faire un film sur le couple : ça m'a cassée de faire un film de groupe. J'arrivais plus à trouver l'envie, l'ingratitude de certains comédiens qui m'étaient très proches m'a brisée en deux. Sur le tournage, j'ai craqué. J'ai fait une crise, je suis tombée, spasmophilie, épilepsie, les pompiers sont venus. J'ai terminé le film avec une minerve et chaque jour, je disais à Bercot : 'Je vais pas y arriver, c'est toi qui va finir Polisse.' Je pensais ne plus trouver la force de refaire un film. C'est mon amie Marina Foïs qui m'a soutenue et m'a donné un coup de pied au derrière. Je lui en suis infiniment reconnaissante."

Dans le milieu du cinéma français, Maïwenn sait désormais à quoi s'attendre, elle qui a reçu de dures critiques quand Polisse a été sélectionné à Cannes, alors que personne n'avait vu le film : "J'en ai marre de devoir me justifier. Les gens de ce milieu sont tellement agressifs envers moi. Ils ne m'ont pas vue venir. Une gonzesse, jeune, autodidacte, qui fait parfois sa pin-up dans les magazines féminins... Y a un truc genre : elle va pas en plus faire des films qui marchent. Et en plus avoir un prix. En France, on castre ce qui réussissent."

Franche comme à son habitude, Maïwenn dit sa vérité et n'a pas eu peur non plus de remettre les pendules à l'heure avec Julie Gayet également, qui l'a intégrée dans son documentaire Cinéast(e)s contre son gré. Maïwenn l'affranchie ne laisse personne indifférent.

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans le magazine Première du mois d'août.

Mon roi, en salles le 21 octobre et en compétition au Festival de Cannes

Le magazine Première du mois de mai 2015
Le magazine Première du mois de mai 2015
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