Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Maïwenn : ''Je sais que je peux faire chier avec mon besoin de parler de moi''

Une crinière qui se répand autour de son visage, une bouche immense qui crève de déclarer tant de choses, des yeux brillants d'un bleu dans lequel on pourrait se noyer : Maïwenn est une figure aussi charismatique que talentueuse, la fameuse écorchée vive du cinéma français. Cinéaste et actrice désormais incontournable, elle possède une personnalité qui rappelle celle d'une "gamine de 35 ans, mégalo, ultra-douée", d'après Next, le supplément de Libération. La revue tire son portrait en jouant au jeu de la vérité : un exercice dans lequel Maïwenn excelle.

Photographiée et sublimée par Jean-Baptiste Mondino, Maïwenn passe du rire aux larmes avec une facilité déconcertante, au cours d'un entretien de plusieurs heures. De son enfance douloureuse, elle rapporte les épreuves : "Mon père m'a maltraitée physiquement et verbalement. Mais il le reconnaît, c'est important. Ma mère, qui a été physiquement violente jusqu'à mes 15 ans, continue de nier."

C'est loin d'être la première fois que Maïwenn évoque ses parents, mais sa façon de raconter son vécu ne laisse jamais indifférent. "Les frères et soeurs, parmi lesquels Isild Le Besco, vivaient livrés à eux-mêmes dans l'appartement familial de Belleville, à Paris", rapporte Next. On imagine la scène, un salon en pagaille, des rires et des disputes. Avec sa mère, qui aurait voulu être une actrice célèbre, Catherine Belkhodja, elle écume les castings, joue le rôle d'Isabelle Adjani enfant dans L'Eté meurtrier à 7 ans et fait "ses nuits au Palace avec sa mère dès 12 ans". Et sa mère dira : "Tu ne feras jamais rien avec ton cerveau. Tu n'as rien dedans. Heureusement, tu es jolie. Actrice, c'est ta chance."

Les hommes de sa vie font aussi irruption dans cette interview. Luc Besson, qu'elle rencontrera si jeune, à peine majeure, avec qui elle aura un enfant, Shanna, et avec qui, sur le plan affectif, elle vivra les années les plus heureuses de sa vie. Mais pour sa carrière, le puissant réalisateur et producteur lui conseillera de descendre de son nuage : "Il n'y croyait pas. Après, il s'en est d'ailleurs excusé." Mais elle avouera que depuis qu'elle fait des films, leurs relations ne sont pas forcément toujours simples.

Et puis il y a Jean-Yves Le Fur, playboy et homme d'affaires avec qui elle a eu un fils, Diego : "Une seule personne a cru en moi, une seule personne m'a dit, tu vas y arriver, vas-y, c'est Jean-Yves." Elle a bien fait de continuer, elle qui s'est imposée avec un casting dingue en plein Bal des actrices, et qui, désormais, peut se targuer d'un prix du jury à Cannes en mai dernier, pour Polisse. Pour elle, ce long métrage choc sur le quotidien d'une brigade de protection des mineurs est "son premier film adulte". Qu'on ne s'y méprenne pas, aussi libre que puisse paraître Maïwenn, elle sait particulièrement ce qu'elle veut en matière de cinéma : "Avant de tourner, je fiche une sacrée pression aux acteurs. Il n'y a jamais de répétition ni de mise en place, et jusque deux ou trois prises."

Sa méthode paie, puisque son comédien JoeyStarr se révèle dans Le Bal des actrices, et promet l'explosion dans Polisse. Didier Morville, son vrai nom, lui doit des rôles intenses : "Je devinais son potentiel. Sur Polisse, il s'est décoincé. Je ne vais pas faire tous mes films avec lui, mais je me demande comment je vais faire sans lui. C'est le meilleur acteur de France." Il sera également à l'affiche de Nuit blanche le 16 novembre.

Maïwenn déborde visiblement d'une énergie folle, une passion qui peut se retourner contre elle. "Je ris et je pleure tant, et si facilement, que je sens que les gens ne me trouvent pas naturelle ; ils pensent que j'en fais des caisses, et moi je sais que je peux faire chier, oui, avec mon besoin de parler de moi, avec souffrance." Une personnalité qui n'est donc pas simple à appréhender au quotidien, notamment pour la vie amoureuse : "Si je veux quelqu'un, je l'ai. [...] Je me suis pris plus de vestes que j'ai fait de films." Et aujourd'hui, elle affirme : "Je ne tombe plus amoureuse des tarés."

Elle se dit influencée par Claude Lelouch, "parce qu'il aime la vie quand plein d'autres cinéastes non", elle évoque "l'hypothèse d'un film d'époque", ce qui fait inévitablement écho à Sofia Coppola et sa Marie-Antoinette, que Maïwenn place au rang de chef-d'oeuvre.

Mais laissons-lui le temps de digérer l'euphorie que provoque Polisse. "Après Cannes, j'ai eu envie de me retirer un peu. Là, [cet été] je suis dans un état de vide émotionnel." L'automne est arrivé, et elle défend avec toute son âme son film Polisse, en salles le 19 octobre. Prochainement, on la verra - mais seulement en tant que comédienne - dans Télé Gaucho de Michel Leclerc.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le supplément Next de Libération du 1er octobre.
Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
À ne pas rater
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel