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Festival de Cannes 2013 : Les moments forts, choquants, scandaleux ou émouvants

Festival de Cannes 2013 : Les moments forts, choquants, scandaleux ou émouvants
Par Samya Yakoubaly Rédactrice
Cinéphile, elle adore regarder des bande-annonces et des moments historiques à la télévision. Le prochain James Bond ou le discours d’investiture de Barack Obama lui donnent les mêmes frissons.
Surprise et émue, Bérénice Bejo reçoit son prix d'interprétation pour Le Passé au Festival de Cannes le 26 mai 2013
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Surprise et émue, Bérénice Bejo reçoit son prix d'interprétation pour Le Passé au Festival de Cannes le 26 mai 2013

Difficile de résumer en quelques lignes les douze jours du Festival de Cannes 2013. Mélange habile, mais pas toujours, de glamour et d'exigence artistique, cette 66e édition a eu son lot de moments forts, choquants, scandaleux, passionnels ou tout simplement et purement émouvants. Purepeople.com tente pour vous de synthétiser l'aventure cannoise.

La Palme d'or : L'an dernier, les critiques s'accordaient sur Amour. Rebelote cette année avec La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui a porté au sommet ses actrices Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, cette dernière étant incontestablement la révélation du Festival. Ce triomphe n'est pas exempt d'une certaine part d'ombre, à l'image de la colère des techniciens du tournage. Toutefois, il n'y a pas que la Palme au Festival.

La surprise de cette édition ? Dominique Strauss-Kahn évidemment ! Exactement deux ans après avoir fait du bruit dans le monde entier, dont le Festival, pour avoir été arrêté à New York après une nuit dans l'hôtel Sofitel, l'ancien président du FMI fait surface là où les photographes du monde entier se retrouvent : le Festival de Cannes. En plus de venir sur le tapis rouge, il le fait accompagné d'une femme, Myriam L'Aouffir, salariée du groupe France Télévisions. De quoi attirer toute l'attention des médias et éclipser l'événement de la soirée, l'hommage rendu à Alain Delon.

Les polémiques sont inhérentes au Festival de Cannes, à tel point qu'on se demande si, pour faire le buzz, les organisateurs n'espèrent pas secrètement qu'un artiste en fasse naître une. Lars von Trier étant absent cette année, il fallait bien compter sur quelqu'un d'autre. Cette fois, les propos scandaleux ont été le reflet du sexisme et de la misogynie décomplexés de certains. Le réalisateur François Ozon (Jeune et jolie) s'est attelé à la tâche, assénant en vérité que la plupart des femmes avaient pour fantasme de se prostituer. Des paroles imbéciles, qui n'ont pas manqué d'être critiquées. D'autant que la vision de la femme n'est pas glorieuse dans la tête de certains autres : Jerry Lewis ne fait pas rire en disant que le genre comique n'est pas fait pour les actrices. Enfin, Roman Polanski qui présentait l'un des derniers films en compétition, La Vénus à la fourrure, estime que cette tendance à vouloir à tout prix mettre les hommes et les femmes à égalité est purement idiote et que la pilule a masculinisé les femmes...

Il n'y a pas qu'eux qui ont été blâmés pendant le Festival. Béatrice Dalle a fait son coup de gueule. Elle, qui a dévoilé le cru et onirique Les Rencontres d'après-minuit dans la section La Semaine de la critique, a aussi eu de la colère à revendre contre des metteurs en scène, en témoignent ses propos dans une vidéo publiée par nos confrères du Parisien. Visiblement touchée et au bord des larmes, Béatrice Dalle a tenu à adresser un message à ceux qui n'ont pas vu le film en entier : "Je voulais dire qu'il y a des metteurs en scène dans la salle qui s'en vont avant que le film ne soit fini – eh bien ceux qui ont fait ça hier soir étaient des gros c***, parce que quand tu mets en scène toi-même et que tu permets de faire ça sur le travail des autres, c'est vraiment minable. Voilà."

Outre la colère, il y a aussi eu de la déception. Le soleil bien souvent absent au profit de la pluie, mais personne n'y peut grand-chose. L'absence de Ryan Gosling a fait beaucoup couler d'encre, déjà parce que certains médias semblaient encore y croire jusqu'à la dernière minute. Mais non, le sex-symbol américain n'est pas venu, tenu par son contrat de ne pas quitter le tournage de son premier long-métrage en tant que réalisateur, How To Catch A Monster. Il n'aura pas fait face aux critiques très mitigées de son film, Only God Forgives, réalisé par celui qui l'avait fait briller à Cannes dans Drive, Nicolas Winding Refn. Autre grand absent, Joaquin Phoenix. Habitué du Festival puisque tous les films dans lesquels il a joué pour James Gray y ont été présentés, il n'a pas fait le déplacement pour The Immigrant avec Marion Cotillard. Officiellement, ce serait pour un tournage, mais lequel ?

Les absents ont toujours tort et ils auront manqué des moments émouvants. Les larmes de Michael Douglas en ont touché plus d'un. Venu défendre Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh, avec également Matt Damon, Michael Douglas a eu du mal à retenir ses larmes lors de la conférence de presse. "Ils ont eu l'élégance d'attendre un an, le temps que je récupère. J'étais trop faible, j'avais perdu trop de poids", a expliqué ému l'acteur qui a dû se remettre d'un cancer de la gorge avant de pouvoir assurer le tournage. Valeria Bruni-Tedeschi a eu du mal aussi à cacher son émotion en recevant de chaleureux applaudissements après la projection de son film Un château en Italie, ouvertement inspiré de sa propre existence. Enfin, on retiendra la voix troublée par la surprise et l'émotion de Bérénice Bejo lorsqu'on lui annonce qu'elle a obtenu le prix d'interprétation pour Le Passé, et le discours du réalisateur Abdellatif Kechiche de La Vie d'Adèle, rendant notamment un bel hommage à la jeunesse.

Comme tout festival, cette édition a eu son lot de standing ovations. Lorsque le président du jury Steven Spielberg est présenté lors de la cérémonie d'ouverture par Audrey Tautou, les applaudissements semblent sans fin. Il faut dire qu'avant son arrivée sur scène, l'assistance a pu voir une compilation de ses oeuvres, de quoi donner des frissons en voyant le maître Spielberg arriver. D'autres grands du cinéma ont aussi eu droit à leur standing ovation : Alain Delon, venu présenter Plein Soleil (1960), mais également Kim Novak, héroïne du mythique Sueurs froides (1958), lui aussi dévoilé en version restaurée.

Terminons sur une touche paillettes. Nicole Kidman a été choisie pour son talent au sein du jury du Festival de Cannes, mais si sa cinéphilie ne fait pas de doute, elle a également relevé haut la main l'épreuve du glamour. Sa dernière tenue lors de la cérémonie de clôture, une robe bustier signée Giorgio Armani, a confirmé que l'actrice était toujours, à 45 ans, une star sculpturale qui se distingue dans l'océan de déesses qui ont foulé les marches cannoises.

Samya Yakoubaly

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