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Oscars 2012 : Les grands oubliés des sélections

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Derrière l'euphorie générale autour d'un match entre The Artist et Hugo Cabret, Michel Hazanavicius et Martin Scorsese ou encore Jean Dujardin et George Clooney, la cérémonie des Oscars provoque aussi la colère des critiques et des cinéphiles.

Car malgré quelques belles surprises comme la présence de Rooney Mara et de Glenn Close, les nominations ignorent plusieurs films incontournables de l'année, sans aucune raison.

 

Meilleur film

Melancholia de Lars von Trier

Le film apocalyptique est véritablement passé à la trappe depuis le Festival de Cannes. Absent des Golden Globes et de la majorité des cérémonies, il est sans surprise boudé par les Oscars. Au-delà de la fausse polémique nazie, le cinéaste danois a toujours été boudé par les Américains : encensés à Cannes, Breaking the Waves, Dancer in the Dark, Dogville et Antichrist n'ont jamais été nominés comme meilleur film.

Drive de Nicolas Winding Refn

Le phénomène culturel Ryan Gosling et sa voiture laisse les Américains perplexes. Lui-aussi accueilli par une presse dithyrambique à Cannes, Drive est seulement nominé pour son montage sonore, une distinction plus que mineure. Si l'absence de Ryan Gosling dans la catégorie meilleur acteur est compréhensible, celle du film prouve que les Oscars sont allergiques aux films pop et modernes.

Millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de David Fincher

Un an après le sacre du Discours d'un roi face à The Social Network, David Fincher laisse l'Académie des Oscars dans l'embarras avec son polar âpre et sans concession. Il y a quelques mois, le cinéaste avouait avec humour et justesse qu'il y avait "trop de viol anal dans le film" pour qu'il soit nominé. L'adaptation américaine du roman de Stieg Larsson se contente de quatre nominations techniques, simple politesse pour un film si marquant.

Au contraire, personne ne comptait sur Extrêmement fort et incroyablement près, pur produit à Oscars et complètement zappé par les critiques depuis sa sortie.

 

Meilleure actrice

Tilda Swinton (We Need to Talk About Kevin)

Aux côtés de Meryl Streep, Viola Davis et Michelle Williams, dont les nominations étaient scellées, Tilda Swinton semblait bien placée pour obtenir la dernière place, généralement laissée à une outsider. Mais c'est Rooney Mara qui succède à Jennifer Lawrence en tant que nouvelle actrice du moment, laissant sur le carreau Tilda Swinton, époustouflante dans la peau d'une femme incapable de gérer sa maternité. Son Oscar pour Michael Clayton en 2008 n'a pas dû aider.

Kirsten Dunst (Melancholia)

Melancholia, c'est elle. Une jeune mariée dépressive, réanimée par l'apocalypse qui enterre la planète. Comme Nicole Kidman dans Dogville, Kirsten Dunst trouve, grâce à Lars von Trier, l'un de ses plus beaux rôles, loin des sirènes d'Hollywood et des filets de Spider-Man. Et comme Björk pour Dancer in the Dark, Kirsten Dunst est simplement zappée des Oscars.

Charlize Theron ( Young Adult)

Pour son retour dans la comédie après son rôle d'attardée dans la série Arrested Development, l'exigeante Charlize Theron oscarisée pour Monster est devenue la garce de Young Adult, une romancière paumée et cynique, persuadée que le futur se trouve derrière elle. Sur un scénario en or massif, l'actrice montre tout son génie, et même si l'Académie des Oscars n'est pas tendre avec les comédies, elle semblait bien placée pour décrocher une nomination. Mais la concurrence était trop forte.

Jodie Foster (Carnage)

Plus encore que Kate Winslet, Jodie Foster est hilarante dans le rôle d'une épouse hystérique. Après quelques années d'absence, l'actrice aux deux Oscars pouvait facilement compter sur une distinction, mais elle rejoint son beau Complexe du castor dans la fosse des oubliés.

 

Meilleur acteur

Michael Fassbender (Shame)

Impossible de comprendre l'absence de Michael Fassbender, impressionnant dans le rôle d'un homme rongé par la solitude et l'angoisse de la chair dans Shame. Au milieu d'une année marquée par X-Men : Le Commencement et A Dangerous Method, l'acteur germano-irlandais retrouvait le réalisateur de Hunger pour un autre rôle puissant, déjà récompensé à Venise. Dans les outsiders, Gary Oldman et Demián Bichir lui ont été préférés .

Leonardo DiCaprio ( J. Edgar)

Depuis quelques années, Leonardo DiCaprio traîne derrière lui une mauvaise réputation aux Oscars. Après trois nominations, le protégé de Scorsese mène une carrière sans failles, mais son profil quasi-parfait semble agacer. Pourtant, difficile de trouver meilleur écrin à Oscars que J. Edgar, un biopic sur l'histoire américaine réalisé par Clint Eastwood, dans lequel il incarne un personnage controversé et homosexuel et traverse les époques grâce à une tonne de maquillage. Trop de perfection tue la perfection, de toute évidence.

Michael Shannon ( Take Shelter)

Michael Shannon est encore trop méconnu pour attirer l'attention, mais trop reconnu pour remplir la case outsider ultime - il a été nominé pour Les Noces rebelles. Pourtant, sa prestation d'homme paranoïaque, hanté par une fin du monde hallucinée dans Take Shelter, est impressionnante. Sa présence au générique de Man of Steel face à Superman lui offrira sans aucun doute un vrai poids à Hollywood.

Mel Gibson (Le Complexe du castor)

Après plusieurs années d'absence, l'acteur est revenu avec un thriller intitulé Hors de contrôle : un titre curieusement en adéquation avec les diverses polémiques autour de l'homme, accusé de violences conjugales et d'antisémitisme et définitivement grillé à Hollywood. Son amie Jodie Foster lui offre un rôle en or, celui d'un père de famille dépressif et réfugié derrière une marionnette, dans un drame étonnant. Mel Gibson est véritablement génial, mais il n'est plus fréquentable.

Andy Serkis (La Planète des singes : Les Origines)

Après Gollum, King Kong et le capitaine Haddock dans Les Aventures de Tintin, Andy Serkis est devenu le spécialiste de la motion capture, procédé révolutionnaire popularisé par Avatar. Particulièrement hallucinante dans le prequel de La Planète des singes, la technique a propulsé le rôle du singe César au rang de premier héros virtuel profondément convaincant. Malgré une campagne promotionnelle pour faire obtenir une nomination à Andy Serkis, le studio s'est heurté aux règles strictes de l'Académie, qui ne considère par César comme un véritable acteur, mais comme une "simple" prouesse technique. Résultat : le film récolte une nomination pour ses effets spéciaux.

 

Meilleur réalisateur

David Fincher (Millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes)

Le réalisateur américain incarne à la perfection la crainte de la modernité. L'année dernière et, contre toute attente, l'Oscar du meilleur réalisateur revenait à Tom Hooper pour le très académique Discours d'un roi, préféré à la froideur mécanique de The Social Network, profondément en phase avec son époque. Trois ans après son incursion dans le mélo purement hollywoodien (L'Etrange Histoire de Benjamin Button), le cinéaste confirme qu'il n'est pas près de se calmer. De son côté, l'Académie confirme qu'elle n'est pas intéressée.

Lars von Trier (Melancholia)

Le cinéaste n'a jamais décroché une seule nomination au cours de sa carrière, malgré une Palme d'or (Dancer in the Dark) et deux prix du jury à Cannes (Europa et Breaking the Waves), et s'est depuis condamné à être définitivement boudé par Hollywood et la moitié du milieu. Pourtant, avec ses airs de tragédie et son apocalypse héritée du blockbuster, Melancholia représentait certainement sa meilleure chance d'être nommé comme meilleur réalisateur.

Tate Taylor ( La Couleur des sentiments)

Dans l'ombre de Viola Davis et Octavia Spencer, le jeune cinéaste est complètement ignoré. Pourtant, c'est grâce à lui que le livre de Kathryn Stockett est devenu au cinéma un succès phénoménal - 205 millions de dollars pour 25 millions de budget. Un an après Tom Hooper, oscarisé pour son troisième film, Tate Taylor n'est visiblement pas aussi respecté pour son deuxième passage derrière la caméra.

Jeff Nichols (Take Shelter) et Steve McQueen (Shame)

Deuxième film coup de poing pour les deux réalisateurs, et totalement snobé par l'Académie. Tous deux portés par l'interprétation démente de leur acteur principal, Take Shelter et Shame imposent une mise en scène puissante, chirurgicale et brutale. Aucun doute sur la future présence de Jeff Nichols et Steve McQueen aux Oscars dans les prochaines années.

 

Meilleure musique

Trent Reznor et Atticus Ross (Millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes)

Le leader de Nine Inch Nails et son acolyte (déjà compositeur du Livre d'Eli) ne reproduiront pas la surprise de l'an dernier. Oscarisé pour la musique électronique de The Social Network face à Hans Zimmer (Inception), le duo est curieusement écarté pour son beau travail sur Millénium. Impossible d'y trouver une quelconque logique.

Quant à l'Oscar de la chanson originale, la compétition ne sera pas vraiment rude puisque seuls deux concurrents s'affronteront.

La cérémonie se déroulera le 26 février.

 

Geoffrey Crété

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